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Titre Sacrés curios
Auteur Sandra Revolon
Mir@bel Revue Gradhiva : revue d'anthropologie et de muséologie
Numéro no 6, 2007 Voir et reconnaître. L'objet du malentendu
Rubrique / Thématique
Dossier: Voir et reconnaître, l'objet du malentendu
Page 58-69
Résumé À Aorigi, à l'est des îles Salomon, comme ailleurs, les sculptures sur bois prennent leur sens selon le contexte dans lequel elles interviennent. Mais ce sens n'est pas attribué de manière définitive; au contraire, il fluctue au gré des catégories que traversent ces objets, passant du profane au sacré et, du même coup, de la sphère de l'aliénabilité à celle de l'inaliénabilité. Cette mobilité conceptuelle fut à l'origine de changements dans les regards successivement portés par les Owa sur les «bols des hommes» qui, d'abord créés à l'intention exclusive des Occidentaux dès le XIXe siècle, devinrent ensuite des objets rituels apuna, réservés aux initiés dans leurs relations avec les ancêtres des défunts assassinés.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais In Aorigi, to the east of the Solomon Islands, as elsewhere, wooden sculptures take their meaning according to the context in which they interfere. But this meaning is not definite; on the contrary, it fluctuates with the categories attached to these objects, passing from profane to sacred and, at the same time, from the sphere of the alienability to that of the inalienability. This conceptual mobility has been the cause of the changes in the ways the Owa successively looked at the “bowls of men” which, primarily created to the exclusive attention of the Occidentals of the 19th century, became afterwards apuna ritual objects, reserved to the initiated in their relationships with the ancestors of the assassinated defuncts.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://gradhiva.revues.org/989