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Titre Parallel journeys in Korafe women's laments (Oro Province, Papua New Guinea)
Auteur Elisabetta Gnecchi-Ruscone
Mir@bel Revue Journal de la Société des Océanistes
Numéro no 124, 2007 Hertz Revisité (1907-2007)
Rubrique / Thématique
Dossier Hertz revisité (1907-2007) : Objets et changements dans les rituels funéraires
Page 21-32
Résumé Cet article traite des rites et pratiques funéraires des Korafe en insistant sur le rôle essentiel des relations féminines du défunt, afin de contribuer à la littérature (en accroissement constant) réévaluant les rôles rituels et le statut des femmes. Par leurs lamentations, les femmes débutent, font progresser et mettent un terme aux procédures nécessaires à la transformation d'un cadavre en reliques, ainsi qu'un esprit triste et en colère en un ancêtre dans les pouvoirs desquels les vivants pourront puiser. Ces processus physiques et spirituels parallèles l'un à l'autre s'accompagnent d'une série de réajustements des relations au sein des vivants, qui doivent construire leur chagrin, replacer des personnages importants dans leur cercle social et recréer ceux des liens qui avaient été établis avec le défunt. Celles des femmes qui avaient un rôle central dans le réseau social du défunt sont cruciales pour ces procédures. Le deuil et la réclusion des veuves sont nécessaires à la reconstitution des rôles et réseaux sociaux des endeuillés, ce qui permet la transformation spirituelle du disparu et confère aux parties molles du corps de pourrir. Cette dernière pratique est importante dans les coutumes magiques des Korafé car les ossements sont des restes qui étaient traditionnellement récupérés et utilisés pour accéder aux pouvoirs magiques des ancêtres. Les veuves avaient ainsi des rôles culturellement reconnus dans la reproduction de la société et dans le système cosmologique dans son ensemble ; un rôle auquel elles ne renoncent pas aisément, malgré leur engagement contemporain dans la chrétienté.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais This paper concerns Korafe mortuary rituals and practices, it emphasises the role of key female relations of the deceased in the hope of contributing to the growing body of literature in which the ritual roles and relative status of Melanesian women is being reevaluated. The complex and negotiated relationships between these practices with the ideologies concerning magic and Christianity are also considered. With their laments women start, pace, and end the procedures that are necessary to turn a corpse into relics, and an angry and sorrowful spirit into an ancestor whose powers may be tapped by the living. These parallel physical and spiritual processes are accompanied by a series of re-adjustments among the living, who must elaborate grief, replace key figures in their social ambit and recreate those ties that were forged through the deceased. The women who had a pivotal role in the deceased's social network are crucial for these procedures. Mourning and widow seclusion are necessary for the reconstitution of the social roles and networks of the bereaved, ensuring the deceased's spiritual transformation, and allowing time for the decay of the deceased's soft body parts. This last process is significant for Korafe magic traditions as bony remains were traditionally recovered and used for tapping the magical powers of ancestors. Thus widows have culturally recognised roles in the reproduction of society and of the cosmological system as a whole, a role that is not easily renounced despite contemporary commitment to Christianity.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://jso.revues.org/724