Titre | Le Nouvel An chinois à Paris. Sur les scènes de l'altérité | |
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Auteur | Jing Wang | |
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Revue | Gradhiva : revue d'anthropologie et de muséologie |
Numéro | no 17, 2013 L'esthétique du geste technique | |
Rubrique / Thématique | Études et essais |
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Page | 170-193 | |
Résumé |
Les collections du musée du quai Branly consacrées à l'Asie contiennent des dizaines d'objets populaires, plutôt récents, venus de Chine et de la péninsule Indochinoise, qui tous évoquent les traditions du Nouvel An : papiers découpés, cartes de vœux, masque de lion, instruments à percussion… Ces mêmes objets sont présents, cette fois « animés » et chargés de sens, dans les fêtes du Nouvel An chinois – à la fois carnaval, procession religieuse et fête familiale – au cours desquelles les Asiatiques de Paris produisent et donnent en partage ce que tous leurs interlocuteurs politiques appellent leur « culture ». Malgré le caractère très public et officiel du Nouvel An, le cœur de son organisation – qui se trouve dans un temple – reste cependant méconnu de bien des acteurs costumés comme des spectateurs ordinaires. L'enquête éclaire la face invisible de ce monde et accède à son noyau polémique en suivant toujours la piste des objets sans qui la fête et le rite ne seraient pas ce qu'ils sont. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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Résumé anglais |
The musée du quai Branly's Asian collections contain scores of relatively recent objects from China and Indochina associated with New Year celebrations: paper cut-outs, greetings cards, lion masks, percussion instruments, etc. We find these same objects, but this time very much “ alive ”, in Chinese New Year celebrations in Paris' Asian neighbourhoods. These celebrations (which are simultaneously carnivals, religious processions and family festivities) allow Parisian Asians to reproduce and share what their political and institutional interlocutors unfailingly refer to as their “ culture ”. Despite its highly official and public face, the New Year's organisational underpinnings remain mysterious for many participants and spectators. This article seeks to uncover these underpinnings by following the trace of those objects that make the festivities what they are. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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Article en ligne | http://journals.openedition.org/gradhiva/2668 |