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Titre Les femmes et le monde des Annales
Auteur Natalie Zemon Davis
Mir@bel Revue Tracés
Numéro no 32, 2017/1 Déplacer les frontières du travail
Rubrique / Thématique
Dossier traduction
Page 173-192
Résumé Cet essai analyse le rôle marginalisé des femmes dans les études historiennes des Annales de la première génération, en commençant par le travail de l'ethnographe et historienne juive autrichienne Lucie Varga et l'aide non rémunérée de Suzanne Dognon-Febvre et de Simone Vidal-Bloch. Il explore ensuite la formation supérieure et les carrières des femmes qui avaient un lien avec les Annales depuis leur fondation en 1929 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale : les deux autrices qui y ont publié des articles – Varga et Thérèse Sclafert, historienne économique –, les autrices des ouvrages recensés ou des recensions – Yvonne Bézard, historienne économique, Marie-Louise Sjœstedt, linguiste, Germaine Rouillard, égyptologue – sans oublier Eugénie Droz, spécialiste de la Renaissance, éditrice d'un livre de Febvre. L'École pratique des hautes études se révèle pour ces femmes un cadre accueillant pour l'acquisition de formation supérieure, sans conduire à un poste universitaire. Elles suivent des trajectoires professionnelles de bibliothécaire, d'archiviste, d'éditrice ou d'enseignante pour les élèves de Sèvres. Le texte se conclut sur une réflexion sur le tribut intellectuel payé dans leur travail respectivement par Lucien Febvre et Franck Borkenau à leurs épouses, Varga et Dognon.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais The essay analyses the hitherto unexamined role of women in the historical scholarship of the first generation of the Annales, starting with Lucie Varga's work and the unpaid assistance given to the publication by Simone Vidal Bloch and Suzanne Dognon Febvre. It then explores the education and careers of women somehow connected to the Annales from its founding in 1929 through World War II: the two who contributed articles (the historian-ethnographer Lucie Varga and the economic-historian Thérèse Sclafert); those whose books were reviewed or served as reviewers (the economic historian Yvonne Bézard, the linguist-mythographer Marie-Louise Sjœstedt; the Egyptologist Germaine Rouillard); and the Renaissance scholar Eugénie Droz, who published one of Febvre's books. The École pratique des hautes études turns out to be a welcoming setting for women's higher education. Yet, rather than university posts, they established careers as a librarian, archivist, publisher, or professor to women at Sèvres. The essay concludes with a consideration about the intellectual tributes paid in their works by Lucien Febvre and Frank Borkenau to their spouses, Lucie Varga and Suzanne Dognon.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://traces.revues.org/6902