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Titre La personne de confiance et les directives anticipées. Des dispositifs anti-trahison du patient en fin de vie ?
Auteur Camille Bourdaire-Mignot
Mir@bel Revue Droit et cultures
Numéro no 74, septembre 2017 Trahison(s)
Rubrique / Thématique
Dossier : Trahison(s)
Page 137-154
Résumé L'étude porte sur la personne de confiance et les directives anticipées. Initialement conçus comme une aide à la décision médicale, ces dispositifs, récemment réformés par la loi du 2 février 2016, sont devenus contraignants pour le médecin. Cette évolution révèle leur véritable objet : empêcher toute trahison de la volonté du patient en fin de vie. Néanmoins, ni la personne de confiance, ni les directives anticipées ne semblent à même d'abolir la distance qui sépare la volonté du patient, exprimée à l'avance, de son consentement lorsqu'il est à la fin de sa vie. Pour cette raison, on peut douter que ces dispositifs permettent d'éviter toute trahison de la volonté du patient en fin de vie. Ils pourraient même devenir les instruments d'une telle trahison.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais The subject of the study is the appointed representative of the patient and the living wills, modified by the recent law of 2 February 2016. These measures were first designed to help medical personnel in their medical decisions. With the new law, the patient's wishes recorded in their living wills have become legally binding on the practitioner. This evolution reveals the real purpose of these measures: to avoid the betrayal of the patient's wishes. Nevertheless, neither of these measures can reduce the distance between patient's wishes expressed formally in advance and consent of the end-of-life patient. For this reason, these measures would appear to be useless in avoiding the end-of-life patient betrayal. They have the potential to become the instruments of such a betrayal.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://journals.openedition.org/droitcultures/4313