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Titre Biens publics mondiaux et institutions internationales : quel avenir pour la Banque mondiale ?
Auteur Ravi Kanbur
Mir@bel Revue Revue d'économie du développement
Numéro volume 30, no 3, septembre 2017 Le développement au prisme des communs
Page 9-24
Résumé La Banque mondiale s'essouffle. Ou bien est-ce pire encore ? Les biens publics mondiaux (BPM) sont souvent présentés comme un moyen de revitaliser, voire de sauver cette institution dont la base financière nécessaire à ses opérations conventionnelles de prêts souverains se réduit considérablement par rapport aux besoins, dans un contexte de concurrence exercée par d'autres acteurs. La Banque mondiale offre toutefois des avantages sur lesquels la communauté mondiale pourrait compter dans le cadre des questions liées aux BPM. Elle s'est forgé une réputation d'excellence technique et bénéficie d'un pouvoir de mobilisation à même de favoriser le consensus sur un éventail de problématiques relatives aux BPM, même si cet objectif ne peut être pleinement atteint sans réformes profondes de sa structure de gouvernance. Elle a acquis une expérience dans le domaine de la gestion des ressources concessionnelles et des subventions, compétence essentielle au financement des actions liées aux BPM. Enfin, elle possède une connaissance des opérations à l'échelle des pays dans la mise en œuvre des modalités spécifiques par pays des instruments relatifs aux BPM. Ce sont là les atouts de la Banque mondiale aujourd'hui, trois quarts de siècle après sa création.Codes JEL : O1, H41, F02.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais The World Bank is in the doldrums, or worse. The global public goods (GPG) argument is often put forward as a way of reviving and even rescuing an institution whose financial base to support conventional sovereign loans is receding sharply relative to needs and competition from other sources. The World Bank does have certain advantages as an institution, which the global community could use to address GPG issues. It has technical excellence and convening power to help build consensus on a range of GPG issues, although this cannot be fully realized without radical reform of its governance structures. It has experience with managing concessional and grant resources, which will be central to financing GPG mechanisms. And it also has experience with country operations to implement the country specific dimensions of GPG mechanisms. That is what the World Bank is good for now, three quarters of a century after its founding.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=EDD_303_0009