Contenu de l'article

Titre Les gauches alternatives en France, du bouillonnement des années 1968 aux recompositions de la fin de siècle
Auteur Philippe Buton, Sébastien Repaire, Isabelle Sommier
Mir@bel Revue Revue historique
Numéro no 684, 2017/4
Page 843-854
Résumé Cet article introductif au dossier « Les gauches alternatives en France, du bouillonnement des années 1968 aux recompositions de la fin de siècle », questionne la catégorie de « gauche alternative » et cherche à montrer sa cohérence historique. Désignant l'ensemble des sensibilités politiques qui prônent une rupture avec le système capitaliste tout en procédant à la critique plus ou moins radicale de la gauche institutionnelle, la notion inclut celle de New Left, utilisée à partir du début des années 1960 pour qualifier aussi bien des tendances politiques issues de la gauche institutionnelle que les multiples groupes d'extrême gauche qui se développent au même moment, mais elle la dépasse en intégrant la mouvance libertaire ainsi que toute une série d'expérimentations politiques qui font suite au moment 68 (féminisme, mouvement LGBT, écologisme, puis plus tard altermondialisme, etc.). Ces différents mouvements apparaissent donc hétéroclites : si leur objectif commun est bien de changer la vie, la temporalité et les modalités de cette volonté varient de l'un à l'autre. Une question, cependant, apparaît fédératrice, à savoir la nécessité, pour toutes ces familles politiques, de se positionner par rapport au Parti communiste, qu'il s'agisse de le rejeter, de le concurrencer ou de collaborer avec lui, tant la culture communiste est prégnante dans la France des années 1970 et même au-delà. Dès lors, l'histoire des gauches alternatives embrasse celle de toute une partie de la gauche française entre le moment 1968 et notre passé le plus proche.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais This introductory article to the topic “The alternative Lefts in France: from the 1968 whirlwind to reconfiguration at the end of the century” examines the “alternative Left” category and seeks to demonstrate its historical coherence. This concept encompasses all political currents that advocate for a break with capitalism while being at the same time critical of the institutional Left to varying degrees. It includes the “New Left,” a term ascribed from the early 1960s onward both to currents arising from the institutional Left and to various far-left groups which emerged at that time. However, this concept is broader as it also includes anarchism and other post-68 political experiments (feminism, LGBT groups, environmentalism and later alter-globalization, etc.). These various groups are therefore heterogeneous: although their shared objective is “to change life”, their temporality and modus operandi vary from one to another. Nevertheless, with communist culture so present in France in the 1970s and even beyond, one common question for these political families was how to position themselves in relation to the French Communist Party, be it through rejection, competition or collaboration. Consequently, the history of the alternative Lefts encompasses the history of a wide portion of the French Left between 1968 and our most recent past.
Source : Éditeur (via Cairn.info)