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Titre La pêche maritime en Bretagne pendant l'occupation : Libertés ou interdictions d'activité ?
Auteur Jean-Christophe Fichou
Mir@bel Revue Guerres mondiales et conflits contemporains
Numéro no 229, 2008/1 Faire la paix. Diversifier la conduite de la guerre
Rubrique / Thématique
Document
Page 121-138
Résumé La pêche maritime en Bretagne pendant l'occupation Il est aujourd'hui convenu par tous les historiens de la Seconde Guerre mondiale que les activités de pêche maritime cessent, ou tout au moins se maintiennent à un niveau très bas, dès l'arrivée des troupes allemande en France. Un tel postulat s'appuie généralement sur les premières ordonnances du Commandement de la Marine de guerre allemande à Paris, publiées dès juillet et août 1940. Cette impression est confirmée par l'analyse des rapports mensuels adressés par les préfectures des départements littoraux de la Zone occupée à la Délégation générale à Paris. Dès lors, pour les observateurs, les pêcheurs restent au port, bloqués par l'armée d'occupation mais aussi par les restrictions en matériel et en combustibles ; la pêche devient sujet négligeable et n'est donc plus traité. Pourtant, après une étude systématique de la correspondance des administrateurs des quartiers maritimes bretons, il apparaît que cette réflexion admise sans recherche véritable est totalement infondée. Les pêcheurs ont pêché et même beaucoup pêché, tout du moins en Bretagne et jusqu'à la fin de l'année 1942.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais La pêche maritime en Bretagne pendant l'occupation It is acknowledged today by historians of the Second World War that sea-fishing activities stopped, or were at least severely restricted, from the moment that the German Army invaded France. Such a postulate is generally grounded on the first orders of the Command of the Kriegsmarine in Paris, published as early as July-August 1940. This impression is confirmed by the analysis of the monthly reports sent by the prefectures of coastal departments in the Occupied Zone to the General Delegation in Paris. From then onwards, for observers, fishing boats remained in port, blocked by the army of occupation but also because of restrictions in equipment and fuel. Fishing became an insignificant subject and was therefore no longer studied. However, after a thorough study of the correspondence of the administrators of the Breton maritime area, this point of view, admittedly presented without any real research behind it, appears as totally unjustified. Fishermen went fishing, they even fished a great deal, at least in Brittany, until the end of 1942.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=GMCC_229_0121