Sign@l - Dans la cour de Meihad. Quand les règles brouillent le jeu des partis en Éthiopie

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Dans la cour de Meihad. Quand les règles brouillent le jeu des partis en Éthiopie

Auteur Jean-Nicolas Bach
Mir@bel Revue L'Espace Politique
Numéro no 35, 2018/3 Appréhender des « situations autoritaires », lectures croisées à partir du Cameroun et de l'Éthiopie
Résumé Les règles du jeu, en situation autoritaire, sont mises en œuvre de façon parfois négociées, souvent violentes. Ces règles peuvent être contournées, voire remises en cause par les opposants politiques qui disposent d'une certaine capacité d'action. Une capacité d'action qui se réduit parfois à la simple autorisation d'exister tant que l'on ne franchit pas les lignes rouges définies arbitrairement par le gouvernement autoritaire. Cet article montre néanmoins que ces opposants ne sont pas uniquement des victimes passives et peuvent aussi solliciter le gouvernement autoritaire lorsqu'il s'agit de s'imposer à la tête du parti ou d'en conserver les rennes. Les règles du jeu autoritaire s'articulent alors aux règles des partis, un jeu dans lequel ces derniers ne tirent guère profit. C'est sur ces modalités complexes que revient cet article, à l'occasion des élections de 2015, via une plongée dans les locaux et l'univers du parti conservateur Meihad, longtemps le plus influent parti de l'opposition éthiopienne.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais In authoritarian regimes, the rules of the game can be negotiated, but are often imposed through violent means. Opponents can try to go around the rules, or even contest them thanks to a certain capacity to act (agency). An ability to act that is sometimes reduced to the simple authorization to exist as long as one does not cross the red lines arbitrarily defined by the authoritarian government. This article shows, however, that these opponents are not only passive victims and can also request the authoritarian government to intervene when it comes to dominating their party or retaining the reins. The rules of the authoritarian game are then articulated to opposition parties rules, a game in which the latter does not benefit much. It is these complex modalities this article aims to discuss, in the context of the 2015 general elections, via a dive into the headquarter and universe of the conservative Meihad party, until recently one of the most influential party of the Ethiopian opposition.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://journals.openedition.org/espacepolitique/5247