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Titre La recherche française en géomorphologie (French research in Geomorphology)
Auteur Jean-Jacques Dufaure
Mir@bel Revue Bulletin de l'Association de Géographes Français
Numéro no 1994/4 Où va la géographie physique française / La bioturbation
Rubrique / Thématique
Où va la géographie physique française ? (Whither french physical geography ?)
Page 414-421
Résumé Résumé - La recherche française reste imprégnée par la tradition de la géomorphologie historique, caractérisée par l'importance de l'analyse morphostructurale, l'effet de la révolution de la géomorphologie climatique fut surtout de déplacer l'intérêt de l'évolution cyclique vers les héritages morphoclimatiques. Mais la géomorphologie structurale se renouvelle par l'étude du rôle de la néotectonique et par l'analyse détaillée des comportements différentiels des roches (notamment cristallines) alors que l'inventaire et surtout l'interprétation des héritages touchent certaines limites. On assiste donc à un nouveau déplacement de l'intérêt vers les évolutions à court pas de temps, aux époques récentes (Holocène, temps historiques, actuel) où se posent deux nouvelles séries de problèmes, celui de l'impact des sociétés humaines et celui de la dynamique des processus, mais dans un cadre qui reste naturaliste.
Source : Éditeur (via Persée)
Résumé anglais Abstract - French geomorphologists are still prompted by their traditional propensity towards long-term evolution, with a special regard to the importance of structural control on landforms development. Indeed, the revolution of climatic geomorphology resulted, above all in shifting the focus out of the davisian cycle of evolution to the study of pa leoforms generated by environmental agents (morphoclimatic inheritances, developed mainly during the Pleistocene). But nowadays, the analysis of structural control is largely renewed by taking into account the major role of neotectonics and the differential shaping of rocks - especially the cristalline ones - according to their varying susceptibility to weathering, whereas the survey and interpretation of inheritances are about to reach some limits. So a new shifting of focus can be observed towards very short-term evolution, at recent periods (Holocene, Historical Times, Present) with two new series of problems at issue : to what extent societies are geomorphic agents and what are the dynamics of processes (but always according to a naturalistic approach).
Source : Éditeur (via Persée)
Article en ligne https://www.persee.fr/doc/bagf_0004-5322_1994_num_71_4_1765