Sign@l - Tsahal sur les écrans : « les héros sont fatigués »

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Titre

Tsahal sur les écrans : « les héros sont fatigués »

Auteur Thomas Richard
Mir@bel Revue Maghreb-Machrek
Numéro no 237-238, 2018/3-4 Un Maghreb qui se cherche
Rubrique/Thématique
Varia
Page 147-167
Résumé Tsahal s'est très tôt imposé comme objet filmique. Présentée comme l'incarnation de la société israélienne et du nouveau Juif que cherchait à construire le sionisme, ses représentations filmées ont d'abord construit un modèle héroïque et viril, aussi bien en Israël qu'à l'étranger, qui devient brutalité chez ses adversaires. Cependant, le traumatisme de la guerre de 1973 et la perte de sens de ce modèle face aux défis que rencontrait la société israélienne ont progressivement conduit à un renouvellement de ces représentations. En phase avec l'évolution d'un cinéma israélien s'imposent alors des représentations de l'armée mettant l'accent sur les fêlures et les violences dont les soldats sont coupables ou victimes, en même temps qu'une relation complexe entre la mémoire des réalisateurs sous les drapeaux et leur défiance du militarisme. L'armée demeure un emblème d'Israël, mais ses représentations contrastées selon invitent à réfléchir sur l'influence de ces images sur les imaginaires politiques.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Tzahal on screen: “the heroes are tired”Tzahal, very early on, imposed itself as something to be filmed. Presented as the incarnation of Israeli society and the new Jew that Zionism tried to construct, its representations in film first of all built a virile, heroic model, both in Israel and abroad, which becomes brutality for its adversaries. However, the trauma of the 1973 war and the loss of the sense of this model in the face of challenges that Israeli society was confronted with progressively led to a renewal of these representations. In tune with the evolution of Israeli cinema, representations of the army are imposed which highlight the cracks and the violence of which the soldiers are the culprits or the victims, at the same time as a complex relationship between the memory of the film-makers in the armed forces and their mistrust of militarism. The army remains an emblem of Israel, but its contrasting representations are an invitation to reflect on the influence of these images on the political imagination.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=MACHR_237_0147 (accès réservé)