Sign@l - ‪Eleni Iliadis (1895-1975). Une artiste grecque ottomane dans l'Istanbul fin-de-siècle‪

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Titre

‪Eleni Iliadis (1895-1975). Une artiste grecque ottomane dans l'Istanbul fin-de-siècle‪

Auteur Gizem Tongo
Mir@bel Revue Clio : Histoires, femmes et société
Numéro no 48, 2018/2 Genre et espace (post-)ottoman
Rubrique/Thématique
Dossier
Page 43-67
Résumé Cet article retrace le succès précoce d'une artiste grecque ottomane, Eleni Iliadis, dans le monde artistique d'Istanbul pendant la Première Guerre mondiale et son éviction de l'histoire de l'art turque après la fondation de la République en 1923. En s'inspirant des nouvelles approches féministes de l'histoire de l'art, cet article rend visible l'histoire cachée d'Iliadis : son éducation artistique à Munich, les expositions auxquelles elle participe, les récompenses et le patronage de l'État qu'elle reçoit pendant la guerre à Istanbul, en particulier pour sa peinture récemment redécouverte, Le Joueur de Guitare. J'examine les politiques genrées d'éducation artistique, de production et de réception dans le monde de l'art des débuts des années 1920 et analyse en quoi l'identité d'Iliadis en tant qu'artiste femme et non-musulmane a représenté un défi pour la nouvelle histoire nationale de l'art turque, dominée par les hommes, qui l'a finalement éradiquée de la mémoire culturelle.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais ‪This article traces the early success of an Ottoman Greek woman artist, Eleni Iliadis, in the Istanbul art world during the First World War and her subsequent disappearance from Turkish art history after the foundation of the Republic in 1923. Drawing on revisionist and feminist approaches to art history, ‪‪the paper makes visible Iliadis' hidden history – her art education in Munich, the exhibitions she participated in and the awards and state patronage she received in wartime Istanbul, especially for her recently rediscovered painting ‪‪Kitaracı ‪‪(‪‪Guitar Player‪‪). I examine the gender politics of art education, production, and reception in the early twentieth-century art world and argue that Iliadis' identity as a woman and non-Muslim artist presented a challenge to a male-dominated and turkified national art history that eventually erased her story from cultural memory.‪
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=CLIO1_048_0041 (accès réservé)