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Titre La veuve tueuse : La Mariée était en noir, de François Truffaut
Auteur Antoine de Baecque
Mir@bel Revue Sociétés & Représentations
Numéro no 46, 2018 De la pleureuse à la veuve joyeuse
Rubrique / Thématique
Le rouge et le noir
Page 47-54
Résumé En étudiant les conditions de préparation, d'écriture, de fabrication et de tournage du film de François Truffaut, La Mariée était en noir, il s'agit de pointer chez l'auteur du film, l'écrivain adapté (William Irish) et la principale actrice du film (Jeanne Moreau), les marques multiformes du veuvage. Irish comme veuf perpétuel fétichiste du noir ; Truffaut cherchant toutes les manières de faire le deuil de ses histoires d'amour ou de ses passions cinéphiles ; Moreau, enfin, portant le veuvage, via les costumes noirs et blancs de Pierre Cardin, de son époux de fiction assassiné à la sortie même de l'église où ils se sont mariés ; et aidant chacun de ses personnages/futures victimes à mourir en cinéma. « La veuve est vierge », avoue François Truffaut dans une lettre à Alfred Hitchcock : ce paradoxe agit le film et toutes ses interprétations.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais The Killer Widow. La mariée était en noir, by François Truffaut
The scrutinizing of the conditions in which François Truffaut's La Mariée était en noir was thought up, written and then shot is aimed at shedding light on the multifaceted expressions of widowhood via a close up on in the author of the film, on the writer of the adapted text, and on the actress of the film, Jeanne Moreau. Irish, a perpetual widower with a fetichistic taste for black, Truffaut who was desperately seeking ways get beyond the loss of passions both in the flesh and on the screen, and Moreau, the way in which mourning becomes Moreau with the black and white outfits designed by Pierre Cardin, grieving over the brutal death of her fictional husband who was shot dead on the very steps of the church immediately after the wedding, and helping every single character/next target to die cinematically. As Truffaut admits in a letter to Hitchcock : “The widow is a virgin” a paradox which lies at the core of the film and of all the interpretations of the film.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=SR_046_0047