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Titre Explorer les inégalités sociales dans l'espace et le temps. Analyse diachronique des aires urbaines de Paris, Lyon et Marseille (1999-2013)
Auteur Quentin Godoye, Sébastien Oliveau
Mir@bel Revue Espace Populations Sociétés
Numéro no 3, 2019 Espaces, Populations, Sociétés, en mouvements…
Résumé Cet article vise à déterminer si l'inégale répartition des groupes sociaux dans l'espace s'aggrave au sein des trois plus grandes villes françaises (Paris, Lyon, Marseille) de 1999 à 2013. Ce travail se place dans la continuité des travaux existants en France, mais propose une approche inédite en se plaçant dans une perspective infra-communale (maillage des Iris) à grande échelle (aire urbaine) et diachronique (1999-2006-2013). Il innove en outre en mobilisant et croisant un large éventail de méthodes : cartographie, statistiques (indices de ségrégation, classifications) et géostatistique (mesure de l'autocorrélation spatiale).Les résultats rappellent d'une part que les structures spatiales des trois villes, bien que différentes, montrent que des logiques similaires sont en œuvre. On note que les groupes d'âge sont beaucoup moins inégalement répartis que les catégories d'actifs. D'autre part, l'approche diachronique souligne que les structures identifiées restent étonnamment pérennes en 20 ans. Contrairement aux idées reçues, les inégalités spatiales ne semblent se creuser que marginalement avec le temps, à l'exception des cadres, qui semblent être de plus en plus regroupés au fil du temps.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais This article aims to determine whether the inequal distribution of social groups in space is worsening in the three largest French cities (Paris, Lyon, Marseille) from 1999 to 2013. Following a previous study, this one proposes an approach at sub-communal level (IRIS) on a large scale (urban area) and takes different dates of census into account (1999-2006-2013). It also mobilizes and crosses a wide range of methods: cartography, statistics (segregation indices, classifications) and geostatistics (measurement of spatial autocorrelation).The results remind us that the spatial structures of the three cities, although different, show that similar logics. Thus we note that age groups are much less unequally distributed than groups of workers. On the other side, the diachronic approach emphasizes that the identified structures remain surprisingly stable during the last 20 years. Contrary to wisdom, spatial inequalities do not seem to widen over time, with the exception of managers and professionals, which seem to be more and more grouped over time.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://journals.openedition.org/eps/8914