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Titre Le succès paradoxal d'un dispositif partenarial de concertation sur les risques et pollutions industriels
Auteur Cécile Ferrieux
Mir@bel Revue Sciences de la société
Numéro no 100, janvier 2017 Définir, domestiquer et communiquer sur les risques industriels
Page 31-45
Résumé Cet article s'intéresse à un dispositif partenarial, le spppi, destiné à favoriser le dialogue autour de la gestion des pollutions et risques dans les territoires industriels. Mis en place en 1990 dans la région lyonnaise sous l'impulsion du gouvernement, le spiral vise à associer les acteurs locaux, élus, associations, industriels et administration, en vue de résoudre d'éventuels conflits ou de mener des projets collectifs liés à la gestion des pollutions et des risques. En ce début des années 1990, un tel dispositif questionne les modes de régulations existants organisés autour de pratiques opaques et expertes mises en place par l'Etat et les industriels dans le cadre de la réglementation. Pourtant, ce modèle technocratique, s'il est bousculé par l'ouverture du jeu à de nouveaux acteurs, n'est fondamentalement pas remis en cause. D'abord réticents face à ce qu'ils considèrent être un espace de critique, les milieux industriels locaux acceptent en effet la création du dispositif tout en contrôlant fortement son périmètre d'action. En regardant les modes d'action des milieux industriels en tant que groupe d'intérêt, cet article s'attache à expliquer la pérennisation d'un dispositif qui va paradoxalement renforcer la vision industrialiste du risque portée par les exploitants.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais This study deals with a collaborative mechanism, the spppi, which aims to improve the dialog on pollutions and risks in industrial areas. This mechanism was implemented in 1990 in Lyon's area thanks to the national government action. It gathers local participants, local repre-sen-tatives, associations, enterprises and State services, in order to resolve potential conflicts or to build collective projects about risks and pollutions assessment. In the beginning of 1990's, this new mechanism questions the current regulations that are based on technical and undisclosed rules implemented by the State administration and manufacturers. However, this technocratic model, even if questioned by new players in the game, stays remarkably strong. The chemical industry representatives, reluctant in the first place to a project considered as too critical, accept its creation while controlling in the same time its future actions. This study, by considering the action of the enterprises as an interest group, explains the longevity of the mechanism which will reinforce a pro-industry risk approach in the end.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://journals.openedition.org/sds/5748