Sign@l - Drama del reconocimiento, vidas precarias y filiaciones en 2666, de Roberto Bolaño. Otra vuelta de tuerca del imaginario melodramático latinoamericano.2° parte

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Titre

Drama del reconocimiento, vidas precarias y filiaciones en 2666, de Roberto Bolaño. Otra vuelta de tuerca del imaginario melodramático latinoamericano.2° parte

Auteur María A. Semilla Durán
Mir@bel Revue Amerika
Numéro no 19, 2019 Transcorporalités / Colombie 2017-2
Rubrique/Thématique
Mélanges
Résumé L'article se propose d'analyser, à partir de la notion de reconnaissance, relue par Jesús Martín Barbero et Hermann Herlinghaus dans le cadre de leurs travaux sur l'imagination mélodramatique, le roman 2666, de Roberto Bolaño. La reconnaissance, composante essentielle de la dramaturgie mélodramatique, prend ici une portée beaucoup plus large, qu'elle soit utilisée dans le sens littéral ou dans le sens métaphorique du terme ; permettant ainsi d'aborder la question des constructions sociales de la subjectivité. Nous établissons d'ailleurs le lien entre cette quête de reconnaissance, qui se réitère sur des plans et des registres discursifs multiples, et le concept de vie précaire développé, entre autres, par Judith Butler. En raison de sa longueur, l'article a été divisé en deux parties. Dans la deuxième, nous parcourons les trois derniers livres de 2666, pour montrer comment, au fur et à mesure que le sens s'écroule, les figures mélodramatiques sont de plus en plus visibles et canoniques, et la présence du Mal sature le monde. La tension entre connaissance et reconnaissance est constante et s'ouvre vers l'hétérogénéité des subjectivités ; les invisibles et les invisibilisés se font peu à peu une place dans l'écriture, qu'elle soit métaphorique, fictionnelle ou réelle. Les scènes de retrouvailles et de reconnaissances se multiplient : il s'agit, en somme, de reconnaître tous ceux que l'on refusait de reconnaître jusqu'alors, de les rendre à leurs existences problématiques, mais également à leurs mémoires déniées.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais The paper proposes to analyze the novel 2666 by Roberto Bolaño from the notion of recognition, reinterpreted by Jesús Martín Barbero and Hermann Herlinghaus in the framework of their work on melodramatic imagination. An essential component of the melodramatic dramaturgy, the recognition acquires here a much broader significance, be it used in a literal sense or in the metaphorical sense of the term, allowing thus to tackle the issue of the social constructions of subjectivity. Besides we establish the link between this search of recognition, which reiterates itself on multiple discursive levels and registers, and the concept of precarious life developed, among others, by Judith Butler. We analyze the final three books of 2666, to show how as the chaos is introduced, the melodramatic figures are increasingly visible and canonical, and how the presence of evil saturates the realm he portrays. The tension between knowledge and re-knowledge is constant and open to subjective interpretations; the invisible and those denied visibility are becoming a place in writing, be it metaphorical, fictitious, or real. Encounters multiply and their point is to oblige them to face to their problematic existence and their denied memories.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://journals.openedition.org/amerika/10995