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Titre Interrogating Dislocated Masculinities and HIV Vulnerabilities: A Case Study of Vietnamese Migrants Workers in Southern Laos
Auteur Souvanxay Phetchanpheng, Pascale Hancart Petitet, Tam Nguyen, Nicolas El Haïk-Wagner
Mir@bel Revue Moussons : Recherche en Sciences Humaines sur l'Asie du Sud-Est
Numéro no 35, 2020 Recherche en sciences humaines sur l'Asie du Sud-Est
Rubrique / Thématique
Articles
Page 163-186
Résumé La migration vietnamienne n'est pas un phénomène nouveau au Laos, mais elle est particulièrement en hausse depuis les années 1990. Si les études ont surtout interrogé ces mobilités sur les questions de souveraineté de l'État, on en sait peu sur les expériences vécues par les travailleurs migrants vietnamiens au Laos. S'appuyant sur des données ethnographiques recueillies en 2018 à Savannakhet, dans le sud du Laos, et durant plusieurs années de recherche de terrain effectuées dans ce pays, cet article explore les généalogies des parcours migratoires et les carrières sexuelles de travailleurs vietnamiens sur les chantiers de construction. La migration de ces travailleurs, principalement motivée par des motifs économiques, dépend fortement de leurs liens de parenté et d'amitié. À Savannakhet, ils créent des enclaves vietnamiennes tout en légitimant leur présence en s'appuyant sur les stéréotypes coloniaux concernant le peuple Lao. Notre étude met en lumière la construction de masculinités disloquées tout en soulevant des questions sur les vulnérabilités infectieuses au VIH dans la migration transfrontalière en Asie du Sud-Est.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais Vietnamese migration is not a new phenomenon in Laos, but is particularly on the rise since the 1990s. While studies have mainly examined these mobilities with regards to issues of state sovereignty, little is known about the lived experiences of Vietnamese migrant workers in Laos. Drawing on ethnographic findings collected in 2018 in Savannakhet, in southern Laos, and during several years of field research carried out in this country, this paper explores the genealogies of migration paths and the sexual careers of Vietnamese male construction workers. The migration of these migrant workers, primarily driven by economic motives, heavily relies on their extended kinship and friendship networks. In Savannakhet, they create Vietnamese enclaves while legitimising their presence drawing on colonial stereotypes about Lao people. This new environment enhances their financial situations and increases their sexual freedom, consequently reconfiguring marital situations in ways that are closely tied to their socio-economic status. In turn, our study sheds light on the construction of dislocated masculinities while raising questions about HIV and STI vulnerabilities in cross-border migration in South-East Asia.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://journals.openedition.org/moussons/6147