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Titre L'armée et le pouvoir en Chine : vers une nouvelle donne
Auteur You Ji, Mercedes Neal
Mir@bel Revue Politique étrangère
Numéro vol. 66, no 1, 2001
Rubrique / Thématique
La Chine en débats
Page 41-54
Résumé Depuis 1949, les relations entre l'Armée populaire de libération et le Parti communiste chinois ont considérablement évolué. Jadis gardienne de la révolution, l'armée est devenue la gardienne de la sécurité nationale du pays, affirmant avec force une nouvelle exigence : le professionnalisme. Parallèlement, l'armée a cessé d'être placée sous le contrôle des hommes forts du régime, qu'il s'agisse de Mao ou de Deng Xiaoping, celui-ci ayant donné au pouvoir civil une assise institutionnelle dont Jiang Zemin, son successeur, a pu pleinement profiter. Mais la question de Taiwan semble encore diviser les dirigeants de l'armée et ceux du parti. Car si les premiers n'hésitent pas à envisager le recours à la force, les seconds sont plutôt favorables au maintien pacifique du statu quo. Et il n'est pas certain qu 'en cas de crise grave, le parti ne soit obligé de s'aligner sur les positions des militaires, pour ne pas être accusé de trahir l'intérêt national.
Source : Éditeur (via Persée)
Résumé anglais Army and Power in China: Towards a New Framework, by You Ji Since 1949, relations between the People's Liberation Army and the Chinese Communist Party have considerably evolved. Formerly guardian of the révolution, the army is now the guardian of the national security of the country, and is now stating emphatically the case for a new need: that of professionalism. Parallel to this process, the army is no longer placed under the control of the strongmen of the regime, be they Mao or Deng Xiaopong, the latter having accorded to the civil power an institutional authority which Jiang Zemin, his successor, has made full use of. But the Taiwan question would seem to divide the leaders of the army and those of the party. For if the former do not hesitate to conceptualise a resort to military action, the latter would favour the preservation of the status quo. Furthermore, it is not certain that, in the event of a serious crisis, the party would not be forced to align itself with the military position so as not to risk being accused of betraying the national interest.
Source : Éditeur (via Persée)
Article en ligne http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/polit_0032-342x_2001_num_66_1_5042