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Titre George Eliot and Jonathan Swift
Auteur Nancy Henry
Mir@bel Revue Etudes anglaises
Numéro Vol. 73, no 1, janvier-mars 2020 George Eliot
Rubrique / Thématique
Articles
Page 57-73
Résumé Étonnamment peu d'études critiques ont porté sur l'influence de Jonathan Swift sur la littérature victorienne. Cet article est fondé sur l'idée que Swift est l'un des intertextes importants, quoique sous-estimés, des œuvres de George Eliot, notamment dans son dernier ouvrage, Les Impressions de Théophraste Untel. Certaines références explicites ou allusions indirectes dans son œuvre de fiction, ainsi que certaines mentions dans ses notes de travail, ses journaux et sa correspondance, montrent qu'Eliot connaissait et appréciait l'œuvre de Swift, en particulier Le conte du tonneau et les Voyages de Gulliver. Se pencher sur Swift permet d'expliquer certains aspects originaux de son écriture, tels que son penchant anti-scientifique ou sa tendance à la satire. Des travaux récents ont étudié la présence des animaux chez Eliot à partir des notions darwiniennes ; cependant, une analyse de l'influence du quatrième livre des Voyages de Gulliver sur son écriture permet de mieux comprendre ses représentations des animaux, en général, mais aussi son utilisation de la satire et de la fable, en particulier dans Les Impressions de Théophraste Untel.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais Surprisingly little critical attention has been paid to the influence of Jonathan Swift on Victorian literature. This article argues that Swift is an important but overlooked intertextual presence in Eliot's fiction and especially her last book, Impressions of Theophrastus Such. Explicit references and indirect allusions in her fiction, as well as citations in her notebooks, journals and letters, demonstrate that Eliot knew and valued Swift's works, especially A Tale of a Tub and Gulliver's Travels. A focus on Swift helps explain unfamiliar aspects of her writing, such as its anti-scientific strain and tendency toward satire. Recent criticism on animals in Eliot's work has focused on Darwin, but an appreciation of the influence of the fourth book of Gulliver's Travels on her writing helps us to understand her representations of animals generally and her satirical, fabulist mode of critique in Impressions of Theophrastus Such particularly.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=ETAN_731_0057 (accès réservé)