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Titre Quand les politiques environnementales attisent les tensions interculturelles en Guyane française
Auteur Théo Jacob, Marianne Palisse, Catherine Aubertin
Mir@bel Revue Cahiers des Amériques Latines
Numéro no 93, 2020 Relations sociales, relations ethno-raciales dans les trois Guyanes
Rubrique / Thématique
Dossier. Relations sociales, relations ethno-raciales dans les trois Guyanes (Guyana, Suriname, Guyane française)
Page 113-132
Résumé Cet article montre à partir de trois entrées comment les politiques environnementales menées en Guyane française, en tentant de composer avec la diversité culturelle locale, tendent à ethniciser les rapports sociaux. Le Parc amazonien de Guyane, qui apparaît comme une réaffirmation de la présence de l'État dans le sud de la Guyane, expérimente des modes de gouvernance qui favorisent la concurrence interethnique. La mise en place des accords de partage des avantages liés aux ressources biologiques prévus dans le protocole de Nagoya a introduit un différentiel entre certaines catégories de la population, qui doivent être consultées, et d'autres, qui ne le sont pas. Enfin, l'angle mort de ces politiques est constitué par les populations issues de l'immigration exclues des dispositifs d'accès aux ressources, et non considérées comme porteuses de connaissances sur la biodiversité.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais This paper shows, from three perspectives, how the environmental policies in French Guiana, trying to deal with the local cultural diversity, tend to ethnicize social relations. The Guiana Amazonian Park, which seems to be a reaffirmation of the state's presence in the southern French Guiana, experiments modes of governance which increase inter-ethnic competition. The implementation of the Nagoya Protocol on Access to Genetic Resources and the Fair and Equitable Sharing of Benefits Arising from their Utilization has introduced a difference between different categories of the population : some of them must be consulted whereas the others mustn't. Finally, people from immigration are a blind-spot of these policies. Migrants do not have any facility to access to the resources of the land, and are not considered as biodiversity knowledge holders.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://journals.openedition.org/cal/10789