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Titre Les travailleurs de l'associatif sont-ils des salariés comme les autres ?
Auteur Paul Lodewick
Mir@bel Revue Les Politiques sociales
Numéro no 3-4, 2013 Reconfigurations de l'associatif
Rubrique / Thématique
3ème partie. Vers une “fermeture” de la passion associative ?
Page 71-81
Résumé Le caractère non lucratif de l'associatif et son mode de financement (non marchand, c'est-à-dire financé principalement par l'impôt et/ou les cotisations de ses membres, et non par le marché) sont fréquemment évoqués pour le différencier du monde des entreprises privées et affirmer que l'on peut “y travailler autrement”. Les associations seraient plus bienveillantes envers les salariés, en promouvant notamment des relations de travail plus démocratiques, plus égalitaires. L'objectif de cet article est de montrer, au travers entre autres de données statistiques disponibles, que l'associatif n'échappe pas aux inégalités : inégalités entre hommes et femmes, entre les fonctions, entre hautes et basses qualifications, entre salariés de petites ou de grandes associations, etc. Malgré ce constat, il faut néanmoins résister à l'idée de nier tout caractère particulier à la réalité du travail salarié dans l'associatif. Les salariés cherchent sans doute à y “travailler autrement”. Face à cela, l'associatif ne manque pas complètement à sa promesse. Il permet, là plus qu'ailleurs sans doute, particulièrement dans les associations de petite taille, aux travailleurs de s'épanouir professionnellement, malgré les inégalités constatées.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais The non-lucrative character of community associations and its financing, principally through taxation and/or membership subscriptions, are frequently evoked to distinguish it from the world of enterprise and to assert that here one can work “in a different way”. The associations are supposed to be more benevolent towards their salaried workers, for example in pursuing more democratic and egalitarian methods of work. The aim of this article is precisely to show by means of the statistics that the associations don't escape inequalities, for example between men and women, functions, high and low qualifications, etc. In spite of this finding we should not deny any special character to salaried work in community associations. Salaried personnel do in fact want to work there “in a different way”. In this regard the sector doesn't completely fail to fulfil its promise. It allows its workers, surely here more than anywhere else, particularly in small-sized associations, to be professionally fulfilled, despite the inequalities we have recognised.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=LPS_133_0071