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Titre L'agriculture et l'élevage à Madagascar (Premier article)
Auteur G. Donque
Mir@bel Revue Les Cahiers d'Outre-Mer
Numéro vol. 27, no 106, avril-juin 1974
Rubrique / Thématique
Etudes
Page 23 pages
Résumé Les conditions physiques, contraignantes certes, ne constituent cependant pas un obstacle rédhibitoire au développement de l'agriculture et de l'élevage malgaches. Les facteurs socio-économiques sont des freins autrement plus puissants (faible densité humaine, infrastructure de transport déficiente, système bancaire et de commercialisation favorisant plus les sociétés et les grands planteurs que les petits paysans). L'intervention de l'Etat, indispensable, revêt des formes multiples mais n'a que peu souvent abouti à des résultats satisfaisants. L'analyse spatiale permet de distinguer : les Hautes Terres centrales à paysannerie enracinée fondée sur la riziculture irriguée ; les Hautes Terres périphériques plus inégalement mises en valeur ; les régions orientales et l'enclave Nossi-Be-Sambirano, domaines d'une agriculture de subsistance aux dépens de la forêt mais aussi de riches cultures commerciales ; l'Ouest et le Sud où l'agriculture moderne ne constitue que des îlots perdus au sein de vastes ensembles livrés à un élevage extensif sans grand profit économique. L'étude des différents produits montre dans le domaine vivrier la prépondérance écrasante de la riziculture et de l'élevage bovin et dans le domaine commercial, la primauté de la canne à sucre, du café, de la vanille... L'agriculture et l'élevage occupent, humainement et économiquement, une place privilégiée à Madagascar mais les structures du commerce intérieur et du commerce extérieur, vétustés et irrationnelles, aboutissent à confirmer l'inégalité des revenus. Surtout, problème inquiétant pour le proche avenir, la production agricole est loin de suivre le croît démographique.
Source : Éditeur (via Persée)
Résumé anglais population, lack of an adequate transportation system, a banking and commercial system favouring large companies and large planters more than the small peasants). Aid given by the government — aid which is indispensable — assumes various forms, but has only too often produced unsatisfactory results. A spatial analysis enables one to distinguish the following : the central High Lands, where the peasantry is deeply established, based on irrigated rice growing ; the peripheral High Lands, more unequally exploited ; the eastern regions and the Nossi-Be-Sambirano enclave, domains of domestic food raising, done at the expense of forest exploitation, but also an area of rich commercial crops ; the West and the South where modern agriculture is practiced on farms that are but isolated islands in the heart of immense areas given over to extensive animal raising, which produces no great economic benefit. A study of the various crops and farm products reveals that in the field of domestic food production rice growing and cattle raising plays a predominant role, and in the commercial domain, sugar cane production, coffee growing and the raising of vanilla plants are of utmost importance. Agriculture and animal raising, both as respects employment and economically, occupy a privileged place in Madagascar, but the structures of both interior and exterior commerce, decrepid and irrational, have the effect of highlighting the inequality of revenue distribution. They also underscore another important fact — a disturbing problem for the near future : food production is far from keeping pace with the growth of population.
Source : Éditeur (via Persée)
Article en ligne https://www.persee.fr/doc/caoum_0373-5834_1974_num_27_106_2692