Titre | Norbert Elias et « l'idéal du nous » | |
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Auteur | Claire Pagès | |
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Revue | Astérion |
Numéro | no 31, 2024 L'esprit de corps | |
Rubrique / Thématique | Dossier |
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Résumé |
L'article retrace la manière dont le sociologue Norbert Elias comprend ce qui conduit un individu à dire « nous », à faire corps mentalement avec un groupe, mais aussi à refuser de faire corps ou de se sentir partie prenante, ou encore à dénier faire partie intégrante d'un nous auquel il est pourtant lié par d'étroites relations d'interdépendances. Sa théorie sociale et groupale de l'identité qui refuse le partage entre individu et société conduit Elias, d'une part, à développer l'idée que deux types d'images – image du je et image du nous – organisent la manière dont l'individu s'appréhende lui-même et, d'autre part, à forger l'idée que la représentation qu'il a de lui-même est constituée à la fois d'un idéal du moi et d'un idéal du nous. Après avoir présenté en détail cette pensée de l'identité qui, sur des bases freudiennes, aménage et modifie la perspective et la topique freudiennes en profondeur, nous proposons de souligner les questions qu'elle pose et, pour certaines, laisse en suspens. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Résumé anglais |
This article traces how the sociologist Norbert Elias understands what leads an individual to say ‘we', to form a mental unit with a group, but also to refuse to form a unit or to feel part of it, or even to deny being an integral part of a ‘we' to which close interdependent relationships nonetheless like him. His social and group theory of identity, which rejects the division between the individual and society, led Elias to develop the idea that two types of image, the I-image and the We-image, organise how individuals perceive themselves, and to forge the idea that the representation they have of themselves is made up of both an I-ideal and a We-ideal. After giving a detailed presentation of this approach to identity, which, based on Freudian principles, radically alters and modifies the Freudian perspective and topic, we propose to highlight the questions it raises and, in some cases, leaves unanswered. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Article en ligne | https://journals.openedition.org/asterion/11182 |