Titre | Rutas de extracción. Caminos antiguos, comunidades, arqueología y Estado en Bolivia | |
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Auteur | Juan Villanueva | |
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Revue | Bulletin de l'Institut Français d'Etudes Andines |
Numéro | vol. 52, no 2, 2023 El Qhapaq Ñan en debate | |
Page | 197-216 | |
Résumé |
Cet article présente différents discours émergeant des relations matérielles entre les anciennes routes et les différents agents sociaux en Bolivie. Il offre des exemples des relations intersubjectives entre les communautés locales boliviennes et les routes anciennes, ainsi que des discours construits par l'archéologie bolivienne. Cependant, l'accent est mis sur l'utilisation des discours patrimoniaux par l'État bolivien, qui utilise de manière sélective ceux du monde de l'archéologie et invisibilise ceux des communautés. Ce texte défend l'idée que l'État utilise la candidature du Qhapaq Ñan auprès de l'UNESCO comme une façade d'ancestralité et d'identité pour légitimer ses politiques, où les Incas (1450-1530 après JC) et leur prédécesseur « bolivien », Tiwanaku (500-1100 après JC), sont présentés comme des États andins qui ont établi des routes dans les vallées, les yungas, en Amazonie et dans le Chaco. Ces références historiques servent à justifier l'extractivisme des ressources naturelles et culturelles —principalement par le biais du tourisme— que l'État bolivien effectue à partir de ses centres urbains, en particulier dans la région andine. Les pratiques et discours archéologiques fonctionnent pour l'État dans les deux sens, au détriment des relations des communautés avec leurs routes et leurs passés. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Résumé anglais |
This paper presents various discourses emerging from the material relationships between ancient roads and different social agents in Bolivia. It provides examples of the intersubjective relationships between local Bolivian communities and ancient roads, as well as the discourses constructed by Bolivian archeology. However, the focus is on the utilization of heritage discourses by the Bolivian State, which selectively employs archaeological discourses and renders community discourses invisible. The argument here is that the state uses the UNESCO nomination of Qhapaq Ñan as a facade of ancestry and identity to legitimize its policies. The Incas (1450-1530 AD) and their «Bolivian» predecessor, Tiwanaku (500-1100 AD), are presented as Andean states that established roads over the valleys, Yungas, Amazon and Chaco regions. These historical references serve to justify natural and cultural extractive politics through tourism, which the Bolivian state executes from its urban centers, especially Andean ones. Archaeological practices and discourses serve the function of the State at the expense of community relations with their roads and pasts. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Article en ligne | https://journals.openedition.org/bifea/16612 |