Titre | Recels et passerelles littéraires. Circulations de contes créoles entre la Martinique et l'Hexagone | |
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Auteur | Soraya de Brégeas | |
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Revue | Gradhiva : revue d'anthropologie et de muséologie |
Numéro | no 38, 2024 Paroles spoliées. Itinéraires de la littérature orale | |
Rubrique / Thématique | Dossier |
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Page | 28-45 | |
Résumé |
Au sein de l'espace (post)colonial francophone, les oralités autochtones ont souvent été placées au cœur d'entreprises d'affirmation culturelle et politique, dans une optique de décolonisation littéraire. En Martinique, de tels projets ont cependant pu susciter un sentiment de dépossession chez les conteurs locaux. Les écrivains de la créolité, comme Raphaël Confiant ou Patrick Chamoiseau, se sont en effet souvent dispensés de mentionner les noms des conteurs dont ils reprenaient les créations ou de solliciter leur autorisation préalable. Écrit à partir d'entretiens avec les conteurs, cet article, qui vise à leur rendre leur « part d'auteur », montre la nécessité de les citer lorsque l'oralité entre dans le régime de la propriété intellectuelle. Dans ce contexte, la figure littéraire du traducteur peut constituer une ressource pour repenser l'auctorialité en situation (post)coloniale. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Résumé anglais |
In the French-speaking (post-)colonial world, indigenous oral traditions have often been placed at the heart of cultural and political affirmation, with a view to literary decolonization. In Martinique, however, such projects may have given rise to a feeling of dispossession among local storytellers. Writers from the so-called Creole school, such as Raphaël Confiant and Patrick Chamoiseau, have often refrained from mentioning the names of the storytellers whose creations they were using, or from seeking their prior authorization. Based on interviews with storytellers, this paper aims to give them back their “part of authorship”, emphasizing the need to cite them when orality enters the regime of intellectual property. In such a context, the literary figure of the translator can be a resource for rethinking auctoriality in a (post-)colonial situation. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Article en ligne | https://journals.openedition.org/gradhiva/8008 |