Titre | Itinéraire d'un « chant de guerre » baoulé. De la violence coloniale aux négritudes | |
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Auteur | Vincent Debaene | |
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Revue | Gradhiva : revue d'anthropologie et de muséologie |
Numéro | no 38, 2024 Paroles spoliées. Itinéraires de la littérature orale | |
Rubrique / Thématique | Dossier |
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Page | 68-89 | |
Résumé |
De tous les livres de Maurice Delafosse, L'Âme nègre (1922) est sans aucun doute celui qui a été le plus largement diffusé et lu, à la fois en Europe et en Afrique. Signe de cette influence, de nombreux textes issus de ce recueil de « littérature orale » ont reparu, cités ou adaptés, dans d'autres contextes. Aucun cependant n'a autant circulé qu'un « chant de guerre » baoulé qui, après la guerre, se trouve repris par deux des pères fondateurs de la négritude, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas, dans une logique de promotion et de réappropriation de la « littérature orale africaine ». Mais dans quelles circonstances ce « texte » a-t-il été initialement collecté ? S'agissait-il d'ailleurs vraiment d'un « chant de guerre » ? Et la notion de « réappropriation » permet-elle réellement de comprendre le geste par lequel Senghor et Damas, à la veille des décolonisations, transforment en poème un tel écrit, prélevé dans la « bibliothèque coloniale » ? Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Résumé anglais |
Among Maurice Delafosse's books, L'Âme nègre (1922) was undoubtedly the most widely read, both in Europe and in Africa. Notably, many texts from this collection of “oral literature” were quoted, republished or adapted in other contexts in the subsequent years. None circulated as much, though, as a Baoulé “war song” which, after Second World War, was reappropriated by two founding fathers of the Négritude movement, Léopold Sédar Senghor and Léon-Gontran Damas, as part of their quest to dignify and promote “African oral literature”. But when and in what circumstances was this “text” originally collected? Was it really a “war song” in the first place? And is “reappropriation” the accurate concept to describe Damas's and Senghor's gesture, when they decided to turn into a “poem” a text harvested from the “colonial library”? Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Article en ligne | https://journals.openedition.org/gradhiva/8185 |