Titre | Kierkegaard à l'écoute de la nature | |
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Auteur | Armande Delage | |
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Revue | Nordiques |
Numéro | no 46, automne 2024 Seul(e) dans la nature ? | |
Rubrique / Thématique | Dossier : Seul(e) dans la nature ? |
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Résumé |
À partir de la lecture des Discours de 1847 et de 1849 sur le lis des champs et l'oiseau du ciel ainsi que d'extraits des Journaux et Cahiers de Notes courant de 1835 à 1854, l'article entend préciser le rapport que Søren Kierkegaard conçoit entre l'individu et la nature. Si la nature est parfois décrite avec un certain lyrisme, le propos de Kierkegaard s'éloigne toutefois des penseurs romantiques : la nature en effet n'est comprise qu'à partir d'un rapport intérieur et premier à Dieu, qui doit faire voir, dans le silence et la solitude, ce monde du vivant traversé par l'obéissance et la nécessité. À cet égard, c'est le discours de l'Évangile – qui s'oppose au discours du poète, à celui du physicien et, plus généralement, à la parole trop souvent vaine et bavarde de l'être humain – qui aide l'individu à entendre la nature et l'accord divin qu'elle recèle. La nature se révèle ainsi au sein d'un rapport dialectique entre le silence et la parole, la solitude et l'altérité, comme le lieu d'une possible constitution de soi devant Dieu. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Résumé anglais |
Reading the 1847 and 1849 Discourses on the lily of the field and the bird of the air, as well as excerpts from the Journals and Notebooks from 1835 to 1854, this paper explores Søren Kierkegaard's view on the relationship between the individual and nature. Although nature is sometimes described in a lyrical manner, Kierkegaard's approach is far removed from the Romantics, as nature is only understood from an inner and primary relationship to God. This relationship, in silence and solitude, must show nature as this world of living beings governed by obedience and necessity. In this respect, it is the discourse of the Gospel - as opposed to the discourse of the poet, the physicist and, more generally, to the all-too-frequent empty and chattering speech of the human being - that helps the individual to hear nature and the divine agreement it conceals. In a dialectical relationship between silence and speech, solitude and otherness, nature is described as a possible place for the self to be constituted before God. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Article en ligne | https://journals.openedition.org/nordiques/10348 |