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Titre Alone in the dark nature: eco melancholia in Harry Martinson's Aniara and its film adaptation
Auteur Giovanni Za
Mir@bel Revue Nordiques
Numéro no 46, automne 2024 Seul(e) dans la nature ?
Rubrique / Thématique
Dossier : Seul(e) dans la nature ?
Résumé Le poème épique Aniara a été publié en 1956 par Harry Martinson. Son adaptation cinématographique en 2018 par Pella Kågerman et Hugo Lilja a contribué à la redécouverte de l'œuvre originale et a permis de nouvelles interprétations. Aniara raconte le long et pénible voyage du vaisseau spatial éponyme, qui aurait dû emporter des milliers de personnes loin de la Terre pendant « un temps calme, de repos et de quarantaine ». Un dysfonctionnement fait dévier Aniara de sa trajectoire et laisse le vaisseau spatial errer vers les limites de l'espace vide de la nature et de l'expérience humaine. Alors que le poème épique, écrit à l'époque de tension de la Guerre froide, invoquait les « radiations toxiques » comme raison de l'exil de la Terre, la version cinématographique se concentre sur les conséquences du changement climatique. Seuls et privés de direction, dans le vide d'une hostile contre nature, les humains errent sans racines. Spectrales images de l'environnement revient dans les représentations séduisantes diffusées par Mima – la machine de contrôle du vaisseau spatial, qui offre une consolation et une éphémère nostalgie d'une unité perdue. Le but de cet article est d'étudier plus en profondeur les conséquences du lien rompu entre les humains et la nature à Aniara et de proposer une lecture écocritique et posthumaniste des œuvres de Martinson et Kågerman/Lilja comme une représentation de l'humanité comme forme particulière d'exobiologie solitaire à la dérive dans la muette (techno)sphère.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais Epic poem Aniara was published in 1956 by Harry Martinson. Its 2018 film adaptation by Pella Kågerman and Hugo Lilja contributed to a rediscovery of the original work and ignited further interpretations. Aniara depicts the long ill-fated trip of the eponymous spaceship, which supposedly should have carried thousands of people away from Earth during “a time of calm, repose and quarantine”. A malfunction knocks Aniara off course and leaves the spacecraft wander towards the limits of both nature's empty space and humans' experience. While the epic poem, written in the tension-stricken time of Cold War, pointed at “toxic radiation” as reason for the exile from Earth, the film version focuses on the consequences of climate change. Alone and directionless in a hostile un-nature, humans lack ground. Ghostly images of the environment return in the much alluring pictures broadcasted by Mima – the spaceship controlling machine which offers consolation and an ephemeral nostalgia of lost unity. The aim of this article is to further investigate the consequence of the broken bond between humans and nature in Aniara and provide an ecocritical and posthumanist reading of Martinson's and Kågerman/Lilja's works as a representation of mankind as a peculiar form of lone exobiology adrift in the mute (techno)sphere.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne https://journals.openedition.org/nordiques/10553