Titre | Auto-sym-poiesis in Heini Aho's Installations: Re-thinking the Agency of Natural Forces | |
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Auteur | Murat M. Türkmen | |
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Revue | Nordiques |
Numéro | no 46, automne 2024 Seul(e) dans la nature ? | |
Rubrique / Thématique | Dossier : Seul(e) dans la nature ? |
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Résumé |
Cet article porte sur les deux installations in situ de Heini Aho, A Poem by a Plumber (2021) et Thirsty Giant (2017), qui permettent aux forces naturelles, telles que le vent, le soleil et la pluie, de devenir les cocréateurs des œuvres d'art. Les deux installations sont situées dans des endroits relativement éloignés où des dialogues créatifs peuvent émerger avec les forces naturelles et les environnements physiques donnés. L'artiste a intentionnellement créé ce que l'on peut appeler des structures semi-stables pour les deux œuvres afin de rendre visible et sensible non seulement l'action des forces naturelles mais aussi la manière dont les agences humaines et non humaines sont créativement entrelacées dans des relations réciproques. Chaque installation se déploie de manière ouverte et autopoïétique (auto-créative) tout en s'entrelaçant avec l'environnement dans une connexion sympoïétique (co-créative). Au lieu de s'opposer mutuellement, je comprends l'autopoïèse et le sympoïèse comme l'avant-plan et l'arrière-plan d'un même événement. Pour souligner cette imbrication, j'utilise le terme combiné “auto-sym-poiesis” et j'étudie les œuvres d'Aho de ce point de vue. Je soutiens que les agences de la nature et de l'art ne sont pas isolées mais plutôt entrelacées de manière créative dans un processus indéterminé de relationnalité qui se déploie continuellement. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Résumé anglais |
This article focuses on Heini Aho's two site-specific installations, A Poem by a Plumber (2021) and Thirsty Giant (2017), which enable natural forces, such as wind, sun, and rain, to become co-creators of the artworks. Both installations are situated in relatively remote places where creative dialogues can emerge with natural forces and the given physical environment. The artist intentionally created what can be called semi-stable constructions for both of the works to make visible and sensible the agency of natural forces and to explore how the human and “more-than-human” agencies are creatively entangled in reciprocal relations. Thus, each installation unfolds in an open-ended and autopoietic (self-creative) way as they entangle with the environment in a sympoietic (co-creative) manner. Instead of mutually opposing aspects, I understand the autopoiesis and sympoiesis as two sides of the very same event. To highlight this understanding, I employ the combined term “auto-sym-poiesis” to study Aho's works in this article. I argue that agencies in nature and art are not isolated from the environment or each other. Instead, they are creatively entangled in an indeterminate, continuously unfolding process of relationality. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Article en ligne | https://journals.openedition.org/nordiques/10077 |