Titre | Le rôle des organisations ouvrières dans la fabrique du régime général de la sécurité sociale à la Libération | |
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Auteur | Léo Rosell | |
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Revue | Histoire@Politique |
Numéro | no 55, 2025 La fabrique des politiques sociales du travail (Europe, fin XIXe - XXIe siècles) | |
Rubrique / Thématique | Dossier |
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Résumé |
La réalisation du régime général de la sécurité sociale occupe une place majeure dans la mythologie du programme du Conseil national de la Résistance (CNR). La mise en place généralisée de systèmes de protection sociale à l'échelle internationale, dans le sillage de la Déclaration de Philadelphie du 10 mai 1944, interroge à ce titre les spécificités nationales du plan français de sécurité sociale, dans le cadre d'une démocratie libérale élargie par la démocratie sociale. En confiant la gestion des caisses aux intéressés eux-mêmes, la Sécurité sociale devait instaurer un « ordre social nouveau » et reconnaître aux organisations syndicales une nouvelle place prépondérante dans la société. Ainsi, le plan de sécurité sociale a été porté et défendu politiquement par les organisations ouvrières, au premier rang desquelles la CGT, le PCF et la SFIO, contre des oppositions politiques et sociales qui se sont multipliées à mesure que le projet se concrétisait. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Résumé anglais |
The establishment of the Social Security system occupies a major place in the mythology of the National Council of the Resistance (CNR). The widespread implementation of social protection systems at the international scale, in the wake of the Philadelphia Declaration of 1944, calls into question the national specificities of the French Social Security plan, within the framework of a liberal democracy extended by social democracy. By entrusting the management of the system to the interested parties themselves, Social Security was intended to establish a "new social order" and give trade unions a new leading role in society. Though, the Social Security plan was politically supported and defended by workers' organisations, first and foremost the General Confederation of Labor (CGT), the French Communist Party (PCF) and the Socialist Party (SFIO), against political and social oppositions which multiplied as the project took shape. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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Article en ligne | https://journals.openedition.org/histoirepolitique/20327 |