| Titre | Infrastructures of excess: Politics of biometric and data-based citizenship in Pakistan's cash transfers program | |
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| Auteur | Ali Mohsin | |
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Revue | Flux |
| Numéro | no 139-140, 2025/1-2 | |
| Page | 83-96 | |
| Résumé |
Quels types de subjectivités politiques sont produites par les régimes de protection sociale basés sur le numérique et les données ? Cet article aborde cette question en conceptualisant les programmes de transferts monétaires au Pakistan – connus à divers moments sous les noms de Benazir Income Support Programme (BISP) et Ehsaas Kafalat Programme (EKP) – comme une infrastructure d'inclusion qui structure les subjectivités politiques des femmes et leurs expériences du Programme et de l'État pakistanais. À travers de recherches ethnographiques menées entre 2019 et 2022 sur les sites de paiement où les femmes bénéficiaires se rendent pour recevoir leurs allocations régulières à Lahore,, émerge une image profondément contradictoire des implications du BISP/EKP pour la citoyenneté des femmes : en tant que principales bénéficiaires, elles semblent gagner en termes de citoyenneté formelle, mais celle-ci est largement fragilisée par les mécanismes et les processus à travers lesquels elles interagissent avec l'État et son infrastructure d'inclusion. Bien que ces programmes promettent un accès aux droits et aux prestations – notamment les allocations en espèces – en pratique, compte tenu des démarches longues et complexes que ces femmes doivent affronter, les technologies numériques et fondées sur les données semblent s'être transformées en une infrastructure de l'excès. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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| Résumé anglais |
What kind of political subjectivities are produced by digitally- and data-based social protection regimes? This paper addresses this question by conceptualizing Pakistan's cash transfers programs – at various points known as Benazir Income Support Programme (BISP) and Ehsaas Kafalat Programme (EKP) – as an infrastructure of inclusion that structures women's political subjectivities and experiences of the Programme and the Pakistani state. Through ethnographic research conducted between 2019 and 2022 at payment sites where the women beneficiaries come to receive their regular cash grants in Lahore, a deeply contradictory picture of BISP's/EKP's implications for women's citizenship emerges: As the primary beneficiaries they seem to gain in terms of formal citizenship but much of it is undermined by the mechanisms and the processes through which they navigate the state and its infrastructure of inclusion. While promising access to rights and entitlements – and the cash grants – in practice given the cumbersome and long processes they have to endure digital and data-based technologies seem to have become an infrastructure of excess. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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| Article en ligne | https://shs.cairn.info/journal-flux-2025-2-page-83?lang=en |


