Contenu de l'article

Titre Entre engagement national et féminisme : Des Arméniennes en lutte dans les années 1968 (Paris-Lyon)
Auteur Sophie Toulajian
Mir@bel Revue Clio : Histoires, femmes et société
Numéro no 62, 2025/2 Scènes théâtrales émancipatrices
Rubrique / Thématique
Varia
Page 249-267
Résumé Cet article se propose d'étudier les rapports hommes/femmes dans les mobilisations arméniennes en France durant les « années 1968 », plusieurs décennies après l'expérience migratoire en France, qui fait suite au génocide commis par l'Empire ottoman en 1915. Si le féminisme, qui a une historicité en terre ottomane depuis la fin du xixe siècle, imprègne les Arméniennes dans l'espace public français des années 1970, elles ne l'intègrent pas dans la défense de la question arménienne à laquelle elles sont partie prenante. L'article conclut à des similitudes entre le militantisme des Arméniennes et celui d'autres mobilisations contemporaines : le partage genré des tâches, le refus de le voir, mais aussi la dimension émancipatrice du militantisme. Il montre toutefois que la violence génocidaire ayant eu une dimension genrée, c'est sur les femmes que la reconstruction de la communauté a reposé ; les rapports entre hommes et femmes arméniens ne sont pas modelés exclusivement sur les frontières du genre.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Résumé anglais This article examines gender relations in mobilizations for the Armenian cause in France during the years around 1968, several decades after the original arrival of Armenian migrants in France, following the 1915 genocide in the Ottoman Empire. While feminism, which had emerged in the homeland at the late nineteenth century, certainly found support from Armenian women in the public arena in 1970s France, they make no reference to it in their defense of the Armenian question, to which they were committed. The article concludes that there are similarities with other contemporary forms of protest: a gendered division of labour, and the refusal to see these divisions, but also the emancipatory dimension of activism. It shows, as well, that since the genocide had been marked by gendered forms of violence, women were responsible for rebuilding the community; as a result, gender relations among Armenians were not shaped exclusively along contested gender frontiers.
Source : Éditeur (via Cairn.info)
Article en ligne https://shs.cairn.info/revue-clio-femmes-genre-histoire-2025-2-page-249?lang=fr (accès réservé)