| Titre | Dromologie et écologie grise, le temps critique selon Paul Virilio | |
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| Auteur | Thierry Paquot | |
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Revue | Hermès (Cognition, Communication, Politique) |
| Numéro | no 96, 2025/2 Le Temps des incommunications | |
| Rubrique / Thématique | Dossier : Le Temps des incommunications |
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| Page | 109-113 | |
| Résumé |
Paul Virilio constate que l'accélération ne cesse de promouvoir
des vitesses toujours plus importantes qui suppriment les distances,
ce qu'il appelle l'« écologie grise », complémentaire de l'« écologie
verte » (celle de la nature). Pour lui, et contrairement à certains
auteurs qui proclament la « fin de l'histoire », il annonce la « fin de
la géographie ». Les technologies dites « nouvelles » se succèdent à
un rythme effréné provoquant de nouveaux « accidents » qu'elles
génèrent. Le hic et le nunc se trouvent irrémédiablement dissociés,
le « maintenant » s'impose comme seule temporalité aux côtés de
l'ubiquité et de l'instantanéité. La dromologie (« étude de la vitesse »)
se double d'une dromocratie qui impose sa vision du monde et
homogénéise les émotions en valorisant le « temps réel » à celui de
la méditation, de la réflexion, de l'information indispensables à la
démocratie. Le temps devient « critique », à l'instar de l'espace, en
perdant la diversité de ses manifestations et de ses rythmes. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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| Résumé anglais |
Paul Virilio observes that acceleration continues to promote everincreasing speeds that eliminate distances, which he calls “gray
ecology,” complementary to “green ecology” (that of nature). For
him, and contrary to certain authors who proclaim the “end of history,” he announces the “end of geography.” So-called “new” technologies are emerging at a frenetic pace, causing new “accidents”
that they themselves generate. The hic and the nunc are irrevocably
dissociated, with the “now” imposing itself as the only temporality
alongside ubiquity and instantaneity. Dromology (“the study of
speed”) is coupled with dromocracy, which imposes its worldview
and homogenizes emotions by valuing “real time” over meditation,
reflection, and information, which are essential to democracy. Time
becomes “critical,” like space, losing the diversity of its manifestations and rhythms. Source : Éditeur (via Cairn.info) |
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| Article en ligne | https://shs.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2025-2-page-109?lang=fr (accès réservé) |


