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Titre Faire parler les murs : deuil, mémoire et conflit au Guatemala
Auteur Thierry Maire
Mir@bel Revue Amerika
Numéro no 31, 2026 Deuil et mémoire en Amérique latine
Rubrique / Thématique
Dossier: Deuil et mémoire en Amérique Latine: Émergences sociales, élaborations narratives et artistiques
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Résumé La longue guerre civile (1960-1996) qui ensanglanta le Guatemala eut pour conséquences des migrations forcées, des disparitions et des massacres qui laissent derrière eux de nombreuses traces. La question du deuil est donc centrale pour un grand nombre de communautés indigènes, les premières concernées par la quantité de victimes. Le discours officiel, qui reconnaît l'existence des atrocités, reste cependant mitigé face au traitement de ces deuils. La question de la mémoire du conflit demeure suspendue et fait apparaître un clivage entre anciens militaires et victimes ou descendants de victimes. Face à un discours dominant pro-militaire, fait au nom de la défense de la Nation, a émergé un contre-discours subalterne. Cet article se propose de montrer comment des réalisations artistiques, en particulier des fresques, permettent de donner la parole à des communautés dont le deuil restait autrement invisible et indicible.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais The long and bloody civil war (1960-1996) which plagued Guatemala has left numerous footprints on the population, among them forced migration, disappeared people and massacres. The question of mourning is still very relevant for many indigenous communities, the first concerned in terms of number of casualties. Although there is some sort of official recognition of said atrocities from the State, the collective discourse seems very light to many as to the acknowledgment of grief. The memory issue looks like a suspended question and is built upon an antagonistic interpretation between former military members and victims and their relatives. As such, in front of the dominant pro-military discourse, elaborated for the sake of the Nation, a subaltern counter-discourse has emerged. This paper offers to show how art, and in particular murals, have allowed indigenous communities to express an otherwise invisible and unspeakable grief.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne https://journals.openedition.org/amerika/22643