| Titre | Le corps dans la recherche : vers une heuristique et un prendre-soin | |
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| Auteur | Andrea Mathez, Lise Landrin, Leila Chakroun, Soufiane Guerraoui | |
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Revue | Carnets de géographes |
| Numéro | no 19, 2025 | |
| Rubrique / Thématique | Carnets d'enseignement |
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| Résumé |
Malgré la prise en compte croissante de la politique des corps et de leur centralité dans les recherches, en particulier celles portant sur les luttes contre les systèmes d'oppression (feminist studies, gender studies, decolonial studies, subaltern studies), le corps de chercheur·euse·s peine à être problématisé et a fortiori à être visibilisé dans ses vulnérabilités. La corporéité des chercheur·euse·s est, au mieux, niée, au pire sacrifiée, pour des questions d'objectivité ou d'efficacité. Pourtant, d'autres approches et méthodologies émergent pour prôner une véritable prise en compte du corps dans ses rythmes et ses limites. Le corps pourrait-il être un partenaire de recherche, un allié ? Dans cette mouvance, une petite équipe transdisciplinaire entre sciences humaines et sociales, géographie et arts de la scène a organisé un atelier résidentiel à destination de doctorant·e·s, afin de les aider à développer une heuristique de la corporalité dans leur thèse. Sous l'intitulé « Le corps le grand oublié ? Exploration des épistémologies incorporées », cet atelier proposait d'explorer collectivement et sur trois jours, différentes modalités d'intégration du corps/de leur corps dans le processus de recherche. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
Despite the growing attention paid to the politics of bodies and their centrality in research, particularly in fields engaged in resistance against systems of oppression (feminist studies, gender studies, decolonial studies, subaltern studies) — the researcher's body still struggles to become an object of problematisation and, even more so, to be made visible in its vulnerabilities. The corporeality of researchers is, at best, denied and, at worst, sacrificed in the name of objectivity or efficiency. Yet other approaches and methodologies are emerging that call for a genuine consideration of the body, its rhythms, its limits, and its epistemic potential. Could the body itself become a research partner, even an ally? In this spirit, a small transdisciplinary team spanning the social and human sciences, geography, and the performing arts organised a residential workshop for doctoral students, designed to support them in developing a heuristic of corporeality within their doctoral research. Entitled “The Body: The Great Forgotten? Exploring Embodied Epistemologies”, the workshop proposed a three-day collective exploration of different ways to integrate the body/their own bodies into the research process. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/cdg/11463 |


