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Titre À la rencontre des sorcières. Des savoirs incarnés, relationnels et engagés
Auteur Lucie Pouclet
Mir@bel Revue Communiquer
Numéro no 40, 2025 Restituer les savoirs
Résumé Cet article propose une réflexion épistémologique sur les dimensions sensibles et émotionnelles de la recherche en Sciences de l'information et de la communication, à partir d'un terrain de thèse portant sur les pratiques sorcellaires en ligne. Il ne s'agit pas ici d'analyser ce corpus en tant que tel, mais d'en extraire la réflexivité méthodologique qu'il a permis de déployer. À la croisée de la posture féministe, de l'enquête ethnographique en ligne et d'un engagement personnel transformé en objet scientifique, l'article interroge la manière dont les savoirs se construisent dans l'interaction, l'affect et le doute. Il défend une conception située, incarnée et relationnelle de la recherche, dans laquelle la subjectivité, loin de nuire à la rigueur scientifique, en devient une ressource critique. En assumant une posture réflexive, le texte met en lumière les conditions de possibilité d'une scientificité sensible, engagée et traversée par le terrain.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais This article offers an epistemological reflection on the emotional and affective dimensions of research in Information and Communication Sciences, grounded in a doctoral fieldwork on online witchcraft practices. Rather than analyzing this corpus directly, the focus lies on the methodological reflexivity it enabled. At the intersection of feminist research, digital ethnography, and the transformation of personal interest into academic inquiry, this paper explores how knowledge emerges through interaction, affect, and uncertainty. It advocates for a situated, embodied, and relational approach to research, where subjectivity is not a bias to eliminate, but a critical resource. By embracing a reflexive posture, the article highlights how scientific knowledge can be both rigorous and emotionally engaged, rooted in the dynamics of fieldwork and in the constant negotiation between the self, the other, and the research process itself.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne https://journals.openedition.org/communiquer/13027