| Titre | Le paradigme des communs appliqué aux éléments de la nature | |
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| Auteur | Jochen Sohnle | |
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Revue | Droit et cultures |
| Numéro | no 88, 2025/1 Du social au commun : un changement de paradigme ? | |
| Rubrique / Thématique | Du social au commun : un changement de paradigme ? |
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| Résumé |
Le présent article interroge la pertinence juridique du concept des communs pour définir certaines entités naturelles en se référant à l'éthique environnementale. Dans un premier temps, le concept des « biens communs » est présenté comme une technique juridique qui porte atteinte à la dignité inhérente aux éléments de la nature. Si le concept vise, certes, à valoriser certaines catégories de choses, y compris celles issues du monde naturel, il s'agit d'un effort largement insuffisant dans la mesure où les éléments de la nature restent réduits, bien qu'avec un statut sui generis spécialement favorable, au statut de choses. C'est pourquoi le concept parallèle des « communs » est promu dans un second temps. Il se présente comme une technique opportune pour mettre en valeur les éléments de la nature, sous réserve que ceux-ci évoluent préalablement dans un sens de personnification juridique. C'est ainsi qu'ils participent avec profit à la gouvernance des communs dans le cadre d'une institution représentant la vie qui peut être qualifiée de « matrimoine » de la communauté de vie. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
This paper questions the legal relevance of the concept of commons in defining certain natural entities such as ecosystems with reference to environmental ethics. First, the concept of « common goods » is presented as a legal technique that undermines the inherent dignity of elements of nature. While the concept certainly aims to enhance the value of certain categories of legal things, including those from the natural world, it is largely insufficient in that elements of nature remain reduced to the status of things, albeit with a specially favourable sui generis status. This is why the parallel concept of « commons » is promoted in a second stage. It is presented as an appropriate technique for enhancing the elements of nature, provided that they evolve in the direction of legal personification. In this way, they participate profitably in the governance of the commons within the framework of an institution representing life that can be described as a « matrimonium » of the community of life. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/droitcultures/10504 |


