| Titre | Les panneaux de la guerre et du deuil : le cas William Price, un headmaster accablé par la mort de ses élèves (1914-1933) | |
|---|---|---|
| Auteur | Emma Papadacci | |
|
Revue | Histoire@Politique |
| Numéro | no 56, 2025 Au croisement de l'histoire politique et de l'histoire de l'alimentation | |
| Rubrique / Thématique | Varia |
|
| Résumé |
Nombre de chefs d'établissement britanniques et français, trop vieux pour être mobilisés, ont vécu la Grande Guerre, à l'arrière, dans l'institution scolaire. Ils doivent continuer à administrer tout en s'adaptant, voire en endossant de nouveaux rôles pour faire face au temps extraordinaire du conflit. En gardant les écoles ouvertes, la nécessité de la continuité s'impose et implique rapidement un déploiement de nouvelles pratiques. Surtout, sans l'avoir anticipé, ces hommes se trouvent frappés de plein fouet par la mort et le deuil de leurs anciens élèves partis au front et qu'ils connaissaient si bien. Plus qu'une même cohorte d'âge, nous allons nous demander, à travers le cas de William Price, headmaster de l'Elliott Central School de Londres de 1905 à 1933, en quoi ces hommes constituent une véritable génération, marquée par leur expérience de guerre à l'arrière et rapidement structurée par le deuil de masse, celui à faire de leurs anciens élèves tombant au champ d'honneur. Nous nous appuierons principalement sur les riches sources des établissements scolaires, en particulier le school magazine des écoles britanniques. Nous examinerons d'abord l'expérience fondatrice de la guerre (1914-1918), puis la longue sortie de guerre endeuillée (1918-1927), pour finir par le tournant opéré par la « démobilisation culturelle » scolaire (1927-1933). Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
|
| Résumé anglais |
Many British and French headmasters, who were too old to be mobilised, lived through the Great War in the home front, in their schools. They continued administering while adapting, even taking on new roles to cope with the extraordinary time of the conflict. By keeping the schools open, the need for continuity imposed itself and rapidly implied the deployment of new practices. Above all, without having anticipated it, these men were hit hard by the death and mourning of their former pupils who had gone to the front and whom they knew so well. Using the case of William Price, headmaster of Elliott Central School in London from 1905 to 1933, I will be looking at how these men constituted a real generation, marked by their wartime experience at the back and rapidly structured by the mass mourning of their former pupils who fell on the field of honour. I will draw mainly on the rich sources of the schools, in particular the school magazines of British schools. I will look first at the foundational experience of war (1914-1918), then at the long mournful post-war period (1918-1927), and finally at the turning point brought about by the ‘cultural demobilisation' of schools (1927-1933). Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
|
| Article en ligne | https://journals.openedition.org/histoirepolitique/21338 |


