| Titre | De l'avenue Jules-Ferry à l'avenue Habib-Bourguiba : la genèse d'une artère représentative des pouvoirs colonial et postcolonial en Tunisie (1881-2016) | |
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| Auteur | Nader Meddeb | |
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Revue | Histoire@Politique |
| Numéro | no 57, 2025 Localiser le politique (sociétés coloniales et post-indépendances) | |
| Rubrique / Thématique | Dossier |
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| Résumé |
L'avenue Habib-Bourguiba à Tunis est aujourd'hui considérée par les Tunisiens comme l'artère la plus importante de la capitale. Cette perception est le fruit d'une stratification d'événements historiques étroitement liés aux pouvoirs qui lui ont donné naissance depuis 1861. Politisée à outrance, l'avenue est désormais un concentré de paradoxes allant de son statut de promenade et de lieu de loisir – qui doit continuellement être mis sous surveillance policière – à sa fonction d'espace public, hélas confisqué par les autorités qui y infligent un contrôle obsessif. Si les Tunisiens l'ont choisie dans plusieurs rendez-vous de leur histoire nationale pour transmettre immédiatement au pouvoir en place leur joie ou leur colère, c'est parce que ce lieu de la politique est chargé de symboles urbains qui continuent à immortaliser la trace de ses modeleurs. C'est l'histoire de ces symboles, particulièrement statuaires, que cet article tend à mettre en exergue. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
For Tunisians today, Habib Bourguiba Avenue is considered the most important street in the capital. This perception results from a layering of historical events directly linked to the various powers that built and reshaped it since 1861. Initially, it was designed mainly as a leisure and commercial street. However, with the emergence of several buildings and monuments carrying political and religious connotations within a French colonial context, it soon became a space where political paradoxes overlapped. This situation prompted the authorities to place the avenue under constant surveillance and reinforce the police presence. As a result, it turned into a controlled public space where free expression was largely restricted, leading Tunisians to view it as a channel for expressing their satisfaction or anger toward political power. Unsurprisingly, urban symbols were the first to be targeted by public opinion, and the reactions were proportional to the symbolic significance of these landmarks. To better understand these public responses, this article aims to shed light on the history of the city's artifacts, particularly its statuary. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/histoirepolitique/22737 |


