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Titre Les sciences humaines et sociales, nouvel ennemi de la République islamique d'Iran
Auteur Marie Ladier-Fouladi
Mir@bel Revue Revue d'histoire des sciences humaines
Numéro no 46, printemps 2025
Rubrique / Thématique
Géographies académiques
Page 179-197
Résumé Pour la République islamique d'Iran, les sciences humaines et sociales, nées en Occident, contribuent à promouvoir le scepticisme et le doute sur les fondements religieux et sur ceux de la foi. Les considérant de surcroît comme étant à l'origine du mouvement de contestation postélectoral de juin 2009, elle les a désignées comme son nouvel ennemi. Dès lors, le chef de l'exécutif, Mahmoud Ahmadinejad, sous l'ordre direct du Guide suprême, Ali Khamenei, a mis en place un programme élaboré afin de transformer en profondeur les méthodes, objets et pratiques des sciences humaines et sociales qui puiseraient désormais leurs principes et concepts dans l'islam, à la fois en tant que religion et idéologie de l'État théocratique. Il s'agit bel et bien d'une volonté politique qui cherche à endoctriner les étudiants pour former des cadres loyaux et au service de l'État théocratique en vue d'assurer le contrôle du corps social dans son ensemble.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais For the Islamic Republic of Iran, the humanities and social sciences, born in the West, contribute to promote skepticism and doubt about the foundations of religion and faith. Moreover, considering them to be at the origin of the post-election protest movement of June 2009, it has designated them as its new enemy. Since then, the head of the executive, Mahmoud Ahmadinejad under the direct orders of the Supreme Leader, Ali Khamenei, has set up an elaborate program to radically transform the methods, objects and practices of the humanities and social sciences, which would henceforth draw their principles and concepts from Islam, both as a religion and as the ideology of the theocratic state. It is all part of a political will aimed at indoctrinating students into loyal cadres in the service of the theocratic state, in order to ensure control of the social body as a whole.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne https://journals.openedition.org/rhsh/11573