| Titre | Eurallumina. Entreprises multinationales, joint‑ventures et politiques publiques autour d'un grand investissement industriel en Méditerranée, 1968‑2009 | |
|---|---|---|
| Auteur | Marco Bertilorenzi | |
|
Revue | Rives méditerranéennes |
| Numéro | no 67, 2025 Bauxites et alumines en Méditerranée XIXe-XXIe siècles | |
| Rubrique / Thématique | Dossier. Bauxites et alumines en Méditerranée XIXe-XXIe siècles |
|
| Page | 79-94 | |
| Résumé |
Ce texte explore l'histoire d'Eurallumina, une grande raffinerie d'alumine qui a vu le jour en Sardaigne, en Italie, au début des années 1970. Cet investissement est le résultat d'une longue gestation. Conçu par le gouvernement italien comme faisant partie d'un complexe intégré alumine-aluminium, il a finalement abouti à une usine d'alumine disproportionnée et déconnectée de l'usine d'aluminium voisine. Eurallumina a été rachetée par les majors de l'aluminium, qui l'ont utilisée dans leur intégration descendante respective. Cet article examine l'histoire d'Eurallumina du point de vue de la chaîne de valeur. Les investissements des multinationales ont transformé le positionnement de la raffinerie d'alumine dans l'industrie globale de l'aluminium en contrecarrant les politiques industrielles italiennes. Du point de vue de l'environnement, la mise en activité de l'énorme capacité productive de l'usine s'est accompagnée de difficultés de gestion des boues rouges. Après les chocs énergétiques et la dislocation progressive de la production d'aluminium en Europe, les multinationales se sont progressivement désengagées d'Eurallumina, devenue une grande unité de production sans intégration ni en amont, ni en aval : sa survie dans les années 1980 et 1990 n'a été assurée que par une importante aide de l'État qui, jusqu'aux privatisations de la fin des années 1990, a sauvegardé le site mais sans aucune vision stratégique de la production nationale d'aluminium. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
|
| Résumé anglais |
This research explores the history of Eurallumina, a large alumina refinery that was started in Sardinia, Italy, at the beginnings of the 1970s. This investment was the outcome of a long inception, during which the Italian government conceived it as part of a large integrated aluminium site, but which laterly resulted in a disproportionate large alumina smelter with only a poor integration with the aluminium smelting facilities. During its launching, this unity was progressively taken over by aluminium majors, which used this investment in their respective downward integration. This article discusses the implications from a commodity value chain perspective (the investments of multinationals made Eurallumina less effective in the developmental policies of the Italian state to expand national aluminium production) and from an environmental standpoint (alumina refining generated concerns in the red mud disposals). After the energy shocks and the progressive dislocation of aluminium production in Europe, multinationals progressively divested from this unit and Eurallumina resulted to be a large unit without upstream and downstream integrations: its survive in the 1980s and 1990s was assured only by a large state aid that, until privatisatons in the late 1990s, saved the production without any strategic vision about the national aluminium production. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
|
| Article en ligne | https://journals.openedition.org/rives/11203 |


