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Titre Histoire des crassiers des usines d'alumine de Marseille au XXe siècle
Auteur Mauve Carbonell, Arthur Ghilain
Mir@bel Revue Rives méditerranéennes
Numéro no 67, 2025 Bauxites et alumines en Méditerranée XIXe-XXIe siècles
Rubrique / Thématique
Dossier. Bauxites et alumines en Méditerranée XIXe-XXIe siècles
Page 95-121
Résumé Les usines d'alumine marseillaises sont confrontées à l'enjeu de la gestion des résidus issus du traitement de la bauxite (ou boues rouges) depuis leur démarrage au début du XXe siècle. Que ce soit Pechiney à La Barasse ou Alusuisse à Saint-Louis-les-Aygalades, ces entreprises stockent leurs déchets d'abord à proximité des bâtiments industriels, puis à distance des usines et des habitations, les crassiers initiaux arrivant à saturation et l'environnement immédiat de ces sites s'urbanisant. Une fois l'activité industrielle disparue dans la seconde partie du XXe siècle, il ne reste plus que cet héritage encombrant et pollué. Car malgré la volonté des industriels d'effacer les traces des crassiers, les boues rouges qu'ils contiennent ne se laissent pas manipuler aisément, ne trouvent ni débouché ni ré-usage convaincants. Pire encore, la réhabilitation minimale des crassiers (sécurisation, végétalisation) pose souvent problème et les conflits éclatent régulièrement entre pouvoirs publics et héritiers de l'industrie, sur la responsabilité et la charge de la réhabilitation. Ce texte, fondé sur des sources publiques et privées, retrace l'histoire des lieux et des conflits qui jalonnent leur exploitation, ainsi que les projets de réhabilitation contemporains.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais Marseille's alumina plants have been faced with the same problem of managing the residues from bauxite processing (or red mud) since they started up at the beginning of the 20th century. Whether Pechiney at La Barasse or Alusuisse at Saint-Louis-les-Aygalades, these companies first stored their residues close to industrial buildings, then at a distance from plants and homes, as the initial deposits reached saturation point and the immediate environment around these sites became urbanised. Once industrial activity disappeared in the second half of the 20th century, all that remained was this cumbersome and polluted legacy. Despite the determination of industry to erase all traces of the deposists, the red mud they contain is not easy to handle, and has no outlet or convincing re-use. Worse still, the minimal rehabilitation of old deposits (securing, revegetation) often causes problems, and conflicts regularly break out between the public authorities and the industrial sector's successors over responsibility and the cost of rehabilitation. This text, based on public and private sources, traces the history of the red mud deposits and the conflicts that have marked their operation, as well as the most recent rehabilitation projects.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne https://journals.openedition.org/rives/11256