| Titre | Devenir ingénieur·e écologiste : l'engagement écologiste par et dans le travail d'ingénieur·e | |
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| Auteur | Hadrien Coutant | |
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Revue | Sociologie du travail |
| Numéro | vol. 67, no 1, janvier-mars 2025 | |
| Rubrique / Thématique | Articles |
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| Résumé |
Cet article vise à comprendre les ressorts et les effets d'un engagement écologique des ingénieur·es par et dans leur travail. La forte visibilité des ingénieur·es dans les mouvements écologistes récents interroge, car iels ont la caractéristique d'être peu politisé·es et de se tenir à distance des grandes questions de société et des mondes militants. L'engagement écologique des ingénieur·es reste bien souvent ancré dans une expertise qui leur est propre, comme le montrent l'émergence du mouvement low tech ou la création d'organisations à la lisière du militantisme et de la recherche-action. L'article analyse les raisons de l'engagement écologique des ingénieur·es par le travail, à la fois idéologiques — congruence du cadrage contemporain d'écologie, centré sur l'expertise et l'enjeu énergie-climat, avec la pensée d'ingénieur·e —, organisationnelles — développement de métiers d'ingénieur·es découlant de l'internalisation relative des contraintes écologiques par les entreprises — et issues de l'activité de travail — critique de la déqualification et de l'aliénation croissante du travail d'ingénieur·e, souvent synthétisé par la formule de « perte de sens du travail ». Il analyse la difficile émergence d'un espace professionnel autonome des ingénieur·es écologistes. Le cas extrême des ingénieur·es de par leur faible engagement politique permet d'éclairer les interactions entre travail et engagement dans les classes supérieures diplômées. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
This article studies the motivations and effects of ecological commitment by and in the work of engineers. The high visibility of engineers in recent environmental movements in France raises questions, since engineers are not very politicised and keep their distance from major social issues and militant worlds. The ecological commitment of engineers often remains rooted in expertise specific to engineers, as shown by the emergence of the “low-tech” movement and the creation of organisations on the edge of activism and research-action. This article analyses the reasons for the ecological commitment of engineers through their work, simultaneously ideological—the congruence of contemporary ecological framing, centred on expertise and the energy-climate issue, with engineering thinking—, organisational—the development of engineering professions resulting from the relative internalisation of ecological constraints by firms—and work-related—criticism of the deskilling and growing alienation of engineering work, often summarised in terms of the “loss of meaning” at work. It analyses the difficult emergence of an autonomous professional space for ecologist engineers. The extreme case of engineers in terms of low political commitment sheds light on the interactions between work and commitment in the graduate upper classes. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/sdt/47581 |


