| Titre | Face à la « raison technique » : le travail de la preuve des avocat·es en santé environnementale | |
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| Auteur | Damien Garcia | |
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Revue | Sociologie du travail |
| Numéro | vol. 67, no 3-4, juillet-décembre 2025 | |
| Rubrique / Thématique | Articles |
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| Résumé |
En s'appuyant sur l'étude d'un contentieux intenté par des riverain·es contre des usines voisines accusées d'être la cause des troubles dont iels souffrent, cet article explore l'activité probatoire des avocat·es investi·es dans des controverses de santé environnementale. En étudiant ce qui se joue au cabinet, dans les écritures et à l'audience, on articule le travail matériel et discursif qu'iels réalisent pour faire exister les contaminations au tribunal. Cette contribution montre que les techniques de mobilisation du droit de l'environnement participent à normaliser les débordements industriels, et à entériner au tribunal la gestion négociée des pollutions. De même, les routines d'administration de la preuve scientifique contraignent l'admission de savoirs produits hors d'un cadre institutionnel ou judiciaire. Certain·es avocat·es, engagé·es auprès des victimes, tentent cependant d'assouplir ou de contourner l'épreuve de la preuve du lien de causalité. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
This article explores the evidentiary work of cause lawyers in environmental health controversies. By studying what goes on in the firm, the writings and the hearing, this contribution articulates the material and discursive work undertaken to render contamination judicially cognizable. It demonstrates that techniques of mobilizing environmental law may contribute to normalizing industrial outbursts, and in endorsing negotiated pollution management in court. Furthermore, standardized protocols governing the admissibility of scientific evidence tend to limit the consideration of knowledge produced outside institutional or judicial settings. Some cause lawyers nevertheless attempt to challenge these boundaries, to relax or circumvent the burden of proving causation. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/sdt/49404 |


