| Titre | Une politique de formation professionnelle hors du contrôle étatique. Le cas d'Uniformation | |
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| Auteur | Simon Cottin-Marx | |
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Revue | Sociologie du travail |
| Numéro | vol. 67, no 3-4, juillet-décembre 2025 | |
| Rubrique / Thématique | Articles |
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| Résumé |
Cet article interroge l'autonomie du système de formation professionnelle français à travers l'étude des politiques de formation professionnelle de l'Opérateur de compétences (OPCO) de l'économie sociale et solidaire, nommé « Uniformation ». Dans un contexte d'affaiblissement des structures paritaires face à l'État, consécutif à la loi dite « Avenir professionnel » de 2018, l'étude met en lumière la manière dont les branches qui composent l'OPCO construisent leur autonomie en collectant des contributions conventionnelles leur permettant de conduire des politiques de formation professionnelle. Le texte analyse les raisons de cette particularité, en tenant compte de la nature des structures employeuses de l'économie sociale et solidaire, de la taille des structures adhérentes, des contextes sectoriels et du rôle de l'action publique au sein de ceux-ci. Il conclut que, si l'économie sociale et solidaire demeure soumise aux normes de l'économie dominante, les relations professionnelles se caractérisent par des pratiques distinctives qui les différencient du secteur privé lucratif. Sans effacer l'antagonisme salarial, l'étude des relations professionnelles révèle des acteurs paritaires « dans le même bateau », œuvrant à construire leur autonomie pour élaborer des politiques de branche malgré un État qui tend à reprendre la main. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Résumé anglais |
This article examines the autonomy of the French vocational training system through an analysis of the vocational training policies of “Uniformation”, the skills operator for the social and solidarity economy. In the context of weakening joint bodies vis-à-vis the State, following the 2018 “Professional Future” law, the study highlights how the branches composing the OPCO build a degree of autonomy by collecting contributions established through collective agreements, enabling them to implement their own vocational training policies. The article analyses the factors behind this particularity, taking into account the nature of employers in the social and solidarity economy, the size of member organisations, sectoral contexts, and the role of public action within them. It concludes that while the social and solidarity economy remains subject to the norms of the dominant economy, labour relations are characterised by distinctive practices that differentiate them from the for-profit private sector. Without erasing the antagonism between labour and management, the study of industrial relations shows that the two sides are “in the same boat,” working to maintain their autonomy in order to develop sectoral policies despite a State that tends to take back control. Source : Éditeur (via OpenEdition Journals) |
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| Article en ligne | https://journals.openedition.org/sdt/49124 |


