Contenu de l'article

Titre #khaddama
Auteur Marion Breteau
Mir@bel Revue Terrain
Numéro no 80, automne 2024 Dépasser les bornes
Rubrique / Thématique
Articles
Page 64-79
Résumé Dans le golfe Arabo-Persique, plusieurs millions de femmes sont employées comme domestiques. Originaires d'Afrique et d'Asie du Sud, elles sont reconnues pour souffrir de conditions de travail précaires. L'application pour smartphone TikTok, mondialement connue pour les vidéos chorégraphiques qu'elle diffuse, compte désormais des utilisatrices de cette catégorie d'emploi. Reconnaissables par l'hashtag « #khaddama » ou à l'uniforme de travail qu'elles portent, ces femmes postent des vidéos qui mettent en lumière la question de l'in/visibilité inhérente à leur statut de migrantes marginalisées. En rendant compte des différentes performances trouvées sur cette application, l'autrice suggère d'examiner TikTok comme une pratique agentique au moyen de procédures créatives, et un mode post-numérique sensoriel et corporel de négociation de la marginalisation.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais In the Arabian Gulf, several millions of women are employed as domestic workers. Originating from Africa and South Asia, they are recognized for suffering from precarious work conditions. The smartphone application TikTok, known worldwide for the choreographic videos that it broadcasts, now counts users from this job category that are recognizable by the hashtag "#khaddama" or the work uniforms they wear. The videos posted by these women highlight the issue of in/visibility as inherent in their status as marginalized migrants. By providing an account of different performances found on this app, I suggest examining TikTok as an agentic practice by means of creative procedures, and a post-numeric mode of sensory and bodily existence for negotiating marginalization.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne https://journals.openedition.org/terrain/28377