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Titre Is the Arctic really a frontier? Settlement dynamics within various Arctic Limits based on the Arcticapolis geohistorical database
Auteur Yvette Vaguet, Chanvoleak Ourng, François Moriconi-Ebrard
Mir@bel Revue Espace Populations Sociétés
Numéro no 1, 2021 Espaces et sociétés arctiques
Rubrique / Thématique
La région arctique dans le monde
Résumé En dépit d'un environnement extrême, d'un accès souvent très difficile et d'une population dispersée, l'Arctique fournit des ressources naturelles pour le marché mondial. Sur une superficie immense, entre écoumène et érème vivent 4 millions d'habitants. Toutefois, ce total nécessite une première clarification compte tenu de la myriade de limites de l'Arctique qui font mécaniquement varier la population boréale. Par ailleurs, le réchauffement climatique semble offrir de nouveaux potentiels de développements en arctique et sa médiatisation suscite une certaine effervescence, multipliant les références au terme de frontier, dans son acception de front pionnier. Ce concept appliqué aux hautes latitudes est ici mis à l'épreuve avec l'appui de la nouvelle base géohistorique de peuplement des pays circumpolaires, Arcticapolis dont les enjeux méthodologiques sont importants. Globalement, la population boréale diminue légèrement, quasiment dans toutes les limites proposées. Ceci s'oppose à la conceptualisation de la zone boréale comme front pionnier ce qui requiert un changement quantitatif rapide. Finalement, Arcticapolis autorise un bilan du peuplement boréal à un niveau fin. La conquête du Nord reste sujette à caution et spatialement hétérogène. Ainsi, la tendance générale à l'urbanisation n'implique pas pour autant que toutes les villes gagnent des résidents ni que tous les villages en perdent. Cette recherche met en perspective des pôles de croissance et de déclin, ainsi que des phénomènes de littoralisation. Au total, il existe une grande variété des dynamiques de peuplements des marges boréales.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais Despite its extreme environment, often difficult of access and with a scattered population, the Arctic provides natural resources for the global market. Covering a vast area, somewhere between an ecumene and a wilderness, it has a population of four million people. However, there is a myriad of Arctic limits making the boreal population mechanically variable. Moreover, global warming appears to offer new potential development in the Arctic and its media coverage has been generating a certain excitement, multiplying references to the term frontier. This concept applied to the high latitudes is tested here with the help of the new geohistorical database of settlement of the circumpolar countries, Arcticapolis. This work presents important methodological challenges. Overall, the boreal population is declining slightly, almost within all of the Arctic region's limits. This fact is in contrast to its widespread portrayal of a pioneering front. Indeed, it requires an increase in settlement. Finally, Arcticapolis allows the highest level of assessment of the boreal population. The conquest of the North remains complex and spatially heterogeneous. The general trend of urbanization, therefore, does not imply that all cities are expanding or that all villages are losing residents. This research puts into perspective many of the places of growth and decline, as well as the phenomena of coastal development. Therefore, it shows the range of variety in settlement dynamics within the boreal margins.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne http://journals.openedition.org/eps/10277