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Titre S'installer dans les îles polynésiennes périphériques : la place de l'insularité dans le projet migratoire et la vie quotidienne. Le cas des îles de Bora Bora, Raiatea et Tahaa (Polynésie française)
Auteur Caroline Blondy, Françoise Cognard, Caroline Rufin-Soler
Mir@bel Revue Espace Populations Sociétés
Numéro no 2024/2-3 Populations insulaires
Rubrique / Thématique
II - La mobilité des populations insulaires
Résumé Bora Bora, Raiatea et Tahaa sont trois îles situées en Polynésie française dans les Îles‑Sous-le-Vent, en périphérie du centre tahitien. Elles accueillent des néo‑résidents à la fois venus d'autres îles polynésiennes et de l'extérieur du territoire (essentiellement de France métropolitaine*). Grâce à une méthodologie croisant analyse statistique détaillée du recensement de la population et entretiens qualitatifs menés auprès de ces néo-résidents, cet article dresse leur profil et détermine le rôle de l'insularité dans leurs stratégies migratoires et leur vie quotidienne. Il montre que ces néo‑résidents semblent davantage s'installer pour des raisons économiques et familiales que pour répondre à un « désir d'île », ce qui permet notamment de relativiser l'effet du « mythe polynésien ». Une fois sur place, la vie insulaire apparaît globalement appréciée par les néo-résidents, ce qui ne les empêche pas de souligner la présence de certaines contraintes, dont une partie est néanmoins mieux vécue aujourd'hui grâce aux outils de communication numérique.*. Dans le langage courant les Polynésiens parlent indifféremment de « France », de « Métropole » voire de « France métropolitaine ». Dans un contexte post-colonial, certains chercheurs ont néanmoins questionné ce terme [Gay, 2021 ; Saura 2021], proposant par exemple de parler d'« Hexagone ». Nous privilégierons ce terme, mais pourrons utiliser les autres appellations par souci d'éviter les répétitions.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Résumé anglais Bora Bora, Raiatea and Tahaa are three islands located in French Polynesia's Leeward Islands, on the outskirts of the Tahitian center. They welcome new residents both from other Polynesian islands and from outside the territory (mainly from mainland France). Using a methodology combining detailed statistical analysis of the population census and qualitative interviews with these new residents, this article profiles them and determines the role of insularity in their migration strategies and daily lives. It shows that these new residents seem to settle more for economic and family reasons than in response to a “desire for an island”, which puts the effect of the “Polynesian myth” into perspective. Once on the island, new residents generally appreciate the island lifestyle, although they do point out that there are a number of constraints, some of which are now easier to cope with thanks to digital communication tools.
Source : Éditeur (via OpenEdition Journals)
Article en ligne https://journals.openedition.org/eps/15648